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 Jeux d'enfants ( Aurélie Gregg + Louise Mowbray ) 1887



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Aurélie Gregg
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MessageSujet: Jeux d'enfants ( Aurélie Gregg + Louise Mowbray ) 1887    
Jeu 19 Jan - 22:20

Ce matin, je suis réveillée par mon petit garçon. Il fait un cauchemar dans la pièce d'à côté. Mon mari, comme à son habitude, a un sommeil de plomb. Alors, je me rend dans la chambre de notre fils Ayden. Je m'assoit sur le bord de son lit. Je me met à chantonner la berceuse que j'utilise à chaque fois qu'il fait cela. Il se calme bien vite comme à son habitude. Je reste quelques minutes, juste le temps que mon enfants reprenne une respiration normale. Je ne retourne pas me coucher. Je sais que lorsque je me fait réveiller de cette façon, je ne peut pas me rendormir. Je sais que ce n'est pas raisonnable... Mais je ne peut pas m'en empêcher. Cela dois être un héritage familial. Ma mère était pareille lorsque je n'était encore qu'une enfant.

Je m'installe dans le salon. Je regarde la pendule qui trône à l'autre bout de la pièce. Il n'est même pas 6 heure passé. Il me réveille de plus en plus tôt. Il dois faire des rêves tellement horrible. Pauvre petit, il faut que je trouve de quoi lui changer les idées. Alors que le temps passe avec une lenteur infinie, j'observe le paysage. Un oiseau passe devant la fenêtre. Cela me donne une idée. Aujourd'hui, je ne travaille pas, alors, je vais pouvoirs l'emmener au parc. C'est une très bonne solution ! En revanche mon mari ne va pas pouvoirs nous accompagner. Il travaille aujourd'hui.
D'ailleurs, je l'entend descendre les escaliers. Il sait très bien que je suis là. Je me rend toujours au même endroit après un réveil brutal.

Il se place devant moi et m'invite à prendre le petit déjeuner en sa compagnie. Les serviteurs de la maisonnée, ont déjà commencé à s'activer dans la cuisine. Deux tasses de thé, des tartines de la confiture et des œufs nous attendent déjà sur la table. Il est déjà moins tôt que la dernière fois que j'ai consulté notre antique pendule. Il est maintenant 7 heure. Nous prenons notre repas tranquillement, puis à 8 heure, mon conjoint par au travail. Moi, je vais réveiller mon petit ange vers 9 heure. Il va être déçus d'avoir manqué son père. Mais bon, on ne peut malheureusement pas avoir tout ce que l'on désire dans une vie. Sa gouvernante l'aide à s'habiller pendant que je me rend au cuisine où je demande à notre cuisinière de préparer le petit déjeuner de mon petit garçon.

Une fois qu'il a fini de manger, nous nous habillons tous les deux chaudement, parce qu'il fait très frais aujourd'hui. Je ne voudrait pas qu'il tombe malade. Notre chauffeur nous dépose à Westminster ou plus précisément, à Hyde Park. Ayden saute presque du véhicule, mais heureusement, notre chauffeur: Giles, à anticiper. Il l'a attrapé avant que ce jeune inconscient ne touche le sol. Je descend de l'engin à mon tour. Ensuite, nous entrons dans le Park et mon petit garçon se met à courir dans tous les sens. Il n'a pas l'habitude d'être dehors. Sa satisfaction se lit sur son visage. Peut-être se feras-t-il des amis aujourd'hui ? Je ne le sais pas, mais la matinée ne fait que commencer. Je le surveille attentivement, même si je sais que Giles est encore là. Il reste discret comme à son habitude mais je suis plus sereine lorsqu'il est là.


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Louise Mowbray
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MessageSujet: Re: Jeux d'enfants ( Aurélie Gregg + Louise Mowbray ) 1887    
Ven 20 Jan - 20:56

C’est une froide journée qui commence. Mais qu’importe puisque nous allons venir en aide à autrui. C’est un des préceptes de ma religion, de la religion que je veux enseigner à ma fille : l’aumône. Et puis, Emma aime bien faire cela, elle a très bien compris les enjeux et met tout son petit cœur pour m’aider dans la tâche que Dieu nous a donné.
Ce jour-là, nous sommes donc allés dans les quartiers résidentiels de Bethnal Green, là où souvent, les enfants font la manche. Ici, les gens nous connaissent, nous sommes « la Dame et sa fille » et nous sommes attendus. J’ai emmené avec moi une quarantaine de couvertures et un gros sac de pain frais. Je sais que, comme à l’habitude, cela ne sera pas suffisant, mais j’aurai au moins pu aider ces gens. Quand nous arrivons, il y a déjà du monde à nous attendre. Emma descend la première, rapide comme un éclair. Elle a déjà donné trois couvertures et cinq pains quand je descends à mon tour.
_ Emma, je vous prie de vous calmer mon enfant, vous presser ne changera rien à la situation.
Elle me regarde de ces grands yeux noirs, toute compréhensive, et obéit. Nous avons vite fait de tout distribuer, bien trop vite, malheureusement… Je disperse les gens qui n’ont rien eu, leurs promettant de revenir bientôt, quand je vois Pierre. Mon cœur fait littéralement un bon dans ma poitrine, comme à chaque fois. Mais je dois me contrôler, nous sommes censés n’entretenir qu’une simple relation cordiale. Il prend ma main et y dépose un léger baissé comme c’est la tradition.
_ Il fait ne fait pas très beau en ce moment, le soleil me manque cruellement…
Ce n’est pas le soleil qui lui manque, enfin, pas celui auquel on peut penser.
_ Il est vrai que le temps n’est guère clément, à moi aussi le soleil me manque…
C’est notre petit code secret, je suis son soleil, il est mon soleil.
_ Bien, je vais devoir vous quitter à présent. Emma, vous venez ?
_ A bientôt et bonne soirée !
Pierre s’éloigne tranquillement. Je le regarde un bref instant puis me penche vers ma fille.
_ Emma, voulez-vous rentrer ou continuer à vous promener ?
_ Me promener !
Georges, toujours avec nous, aide Emma à monter dans la voiture puis me tend la main qui me sert d’appuis pour la rejoindre. Avant de fermer la porte je demande :
_ Conduisez nous à Hyde Park je vous prie.
Nous ne mettons guère longtemps avant d’arriver à Hyde Park. Nous descendons du véhicule puis nous nous mettons en marche. Je tiens dans le creux de ma main le petit point de ma fille. Nous nous sommes promenés pendant quelques minutes, jusqu’à ce que je repère un petit écureuil non loin de nous. Je lâche alors Emma pour me mettre à sa hauteur et lui montrer la petite bête. Mais lorsque je me tourne vers elle, elle est déjà en train de courir vers un autre petit enfant – tout de même certainement plus âgé qu’elle.
_ William !!!! crie-t-elle.
J’ai couru pour la rattraper mais elle était déjà bien avancée. Lorsqu'elle est arrivée tout près de l’autre enfant, elle chute. Cela n’a pas l’air grave mais je ne peux m’empêcher de paniquer quelque peu, ce qui interpelle la femme et l’enfant qui se promenaient.
_ Oh, je vous prie de nous excuser… Je pense que ma fille vous a pris pour quelqu’un d’autre… Nous avons un cousin qui vous ressemble quelque peu…
J’aide ma fille à se relever puis la pris dans mes bras, me sentant très gênée d’avoir importuner ces gens… Je m'apprête à m’excuser de nouveau quand Emma pose sa petite main sur ma joue et me regarde très sérieusement :
_ Vous savez maman, c’est pas parce qu’il n’est pas William que je peux pas jouer avec lui !


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Aurélie Gregg
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MessageSujet: Re: Jeux d'enfants ( Aurélie Gregg + Louise Mowbray ) 1887    
Sam 21 Jan - 11:23

Mon fils court encore en tout sens, mais je ne le rappelle pas à l'ordre. Ce pauvre enfant a déjà passé une si mauvaise nuit... Je ne vais pas en plus le priver de ce défouloir essentiel pour maintenir sa bonne santé. Et puis, ce n'est pas comme si Giles n'était pas là, aux aguets près à intervenir au moindre problème. Ce brave Giles, je ne sais pas ce que je ferait sans lui les jours où mon mari n'est pas à la maison. Il me sert depuis mon mariage avec Erwan, et ce, toujours avec le même zèle.

Je me souvient, lorsque j’attendais l'arrivée au monde de mon garçon, toute les habitants de la maisonnée était aux petits soins pour moi. Sauf lui, il restait à l'écart, comme s'il avait été intimidé par mon statut de maîtresse de maison. Je croyait qu'il ne se préoccupait guère de ma santé. Mais en fait, lui-même avait des problèmes dans sa famille à lui. Je l'ai appris de la bouche de l'une de mes cuisinières. Elle le connaissait bien et a finit par m'avouer que la femme de Giles était en mauvaise santé. Elle risquait de perdre leur enfant. J'ai donc décidé, comme je ne mettrait pas mon propre enfant au monde avant un bout de temps, d'envoyer le médecin de notre famille chez ce brave Giles.

Il était et demeure encore aujourd'hui le confident de mon mari. Je ne lui parlait que peut... Mais, il était toujours si gentil avec tout le monde, que sans le connaître pleinement, je me suis prise d'amitié pour lui. Il fut bien surpris, un soir de voir arriver le Docteur Winslo chez lui. Le médecin a refusé de dire qui l'avait envoyé, mais la femme de Giles fut vite remise sur pieds. Elle mis au monde un petit garçon au mieux de sa forme, quelques mois avant que le miens ne prenne son premier souffle.

Giles ne sut pas qui lui avait envoyé ce bon docteur avant un bout de temps. Un jour nous avons invité sa petite famille à dîner avec nous. Je suis quelque peu excentrique, mais mon mari l'était tout autant. Il a donc accepté de les accueillir. Pour la première fois de l'histoire de la bourgeoisie, tous les serviteurs de la maison, ont dîner à la même table que leurs maîtres. Les deux enfants avaient été mis au lit dans la même chambre, et nous avons pu dîner en toute tranquillité.

Au milieu du repas, je me souviens que j'ai fait une allusion à la bonne santé de la femme de Giles: Carmen. Elle m'a répondu:
- Je me sent fort bien madame grâce aux visites miraculeuses d'un médecin. Dieu a entendu nos prières et nous a envoyé cet homme.
- Je suis heureuse de vous l'entendre dire très chère.
J'ai prononcé cette phrase avec un léger sourire, puis nous avons poursuivit le dîner. Dans les jours qui suivirent, Giles devient un peu moins distant. Lorsque je lui ai demandé le pourquoi de ce changement, il m'a répondu:
- Je crois que l'ange de ma femme, c'est vous.
- Peut-être. Seul Dieu en a connaissance.

Depuis lors, il est toujours là pour moi et Ayden. D'ailleurs le petit a garder l'habitude de l’appeler Oncle Giles malgré le fait qu'aucun lien de sang ne subsiste entre eux deux. Je me concentre à nouveau sur mon garnement. Et je vois arriver à toute vitesse une enfant, plus jeune que le mien. Elle tombe, sa mère arrive derrière elle et elle dit, je crois qu'elle s'adresse en partie, plus à mon fils qu'à moi:
Oh, je vous prie de nous excuser… Je pense que ma fille vous a pris pour quelqu’un d’autre… Nous avons un cousin qui vous ressemble quelque peu… 
Elle récupère sa fille et semble prête à s'excuser à nouveau lorsque la petite pause une main sur sa joue et dit:
Vous savez maman, c’est pas parce qu’il n’est pas William que je peux pas jouer avec lui !
Mon garçon quelque peu intrigué par ces deux inconnues n'ose pas prononcer la moidre parole. Je m'accroche du duo mère et fille, et par la même occasion de mon fils, puis je dit:
Ne vous en faites pas. Vous n'avez pas besoin de vous excuser.
Puis je demande à mon fils:
Allons mon garçon, avez-vous donc oublié vos bonnes manières ?
Non maman. J'étais juste un peu surpris.
Il reprend contenance et se présente à la manière de son père:
- Ravi de faire votre connaissances milady. Je suis Ayden Gregg.
- Voilà qui est mieux mon garçon.
Puis j'ajoute à l'intention des deux dames:
- Je suis moi-même enchantée de vous rencontrer. Je me nomme Aurélie Gregg. Si votre fille le désire et que mon fils est d'accord... Vous pouvez l'autoriser à descendre de vos bras et la laissé jouer.
- Je suis d'accord si la dame me permet de jouer avec sa fille.
Mon fils fait les yeux doux à la mère et nous attendons la réponse de nos deux dames.
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Louise Mowbray
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MessageSujet: Re: Jeux d'enfants ( Aurélie Gregg + Louise Mowbray ) 1887    
Sam 21 Jan - 14:32

Je suis un peu gêné du comportement de ma fille. Celle-ci, toujours très franche et encore pleine de naïveté enfantine, ne peux pas comprendre tous les enjeux d’une éducation de retenue. Heureusement, la mère et le fils ne semblent pas nous en tenir rigueur. Bien qu’un peu surprit, l’enfant fini par nous saluer.
_ Ravi de faire votre connaissances milady. Je suis Ayden Gregg.
Le petit Ayden est vraiment bien éduqué, mais il est également bien plus âgé que ma petite Emma… Vient le tour de la mère, tout aussi courtoise.
_ Je suis moi-même enchantée de vous rencontrer. Je me nomme Aurélie Gregg. Si votre fille le désire et que mon fils est d'accord... Vous pouvez l'autoriser à descendre de vos bras et la laissé jouer.
À ces paroles, Emma commence à trépigner dans mes bras. Je la dépose au sol tout en gardant sa petite main dans la mienne. A son tour, le jeune garçon s’exprime.
_ Je suis d'accord si la dame me permet de jouer avec sa fille.
Emma se tourne alors vers moi, ces grands yeux noirs remplis d’espoir. Elle rencontre rarement d’autres enfants. A part William et Victoire, son cousin et sa cousine, elle n’a pas beaucoup l’occasion de faire connaissance et de voir ce que c’est que la vie entouré de ces pairs. Mais je ne connais pas se garçon, même si il a l’air fort aimable, je suis inquiète. Je lance un regard interrogatif à Georges qui opine discrètement. Ce n’est pas que je n’ai pas confiance, mais je ne veux pas que ma fille se blesse. Etant rassurée quant à la sécurité de ma fille, je décide que laisser ces deux petits jouer ensemble est une bonne idée. Je me tourne vers Aurélie Gregg.
_ Veuillez excuser se moment de battement, je suis tout aussi enchantée de faire votre connaissance, je suis Louise Mowbray et voici ma fille…
_ Ema Moba !
Je réprime un petit rire face à la prononciation de ma fille avant de la reprendre.
_ Emma Mowbray. Et je pense jeune homme que ma fille sera ravie de jouer avec vous.
_ Oui ! Ouii !! Oui !!
J’ai alors lâché la main d'Emma qui est partie comme une flèche en essayant de tirer Ayden.
_ Emma, doucement je vous prie !
Je me suis tourné vers la mère de l’enfant.
_ Cela fait plaisir de rencontrer de nouvelles têtes, les parcs sont vraiment un endroit fantastique pour ça ne trouvez-vous pas ?


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Aurélie Gregg
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MessageSujet: Re: Jeux d'enfants ( Aurélie Gregg + Louise Mowbray ) 1887    
Sam 21 Jan - 15:22

Après un petit temps d'attente, jeune maman qui me fait face fait les présentations. Cependant, auparavant, elle lance un regard à un homme qui se trouve un peu plus loin. Vu sa tenue vestimentaire, il doit être l'un de ses domestique comme mon cher ami Giles. La petite s'exprime elle aussi. Elle a du mal à prononcer son nom de famille et je retient un petit rire en entendant cela.
La mère reprend donc sa fille et dit:
- Emma Mowbray. Et je pense jeune homme que ma fille sera ravie de jouer avec vous.
Mon petit homme ne dit rien au départ mais la petite fille s'éxclame:
- Oui ! Ouii !! Oui !!
Elle part ensuite avec toute la vitesse que lui octroie ses petites jambes en essayant de tirer Ayden avec elle. Sa mère la réprimande un petit peu:
- Emma, doucement je vous prie !
Ensuite, elle se tourne vers moi et elle me dit:
- Cela fait plaisir de rencontrer de nouvelles têtes, les parcs sont vraiment un endroit fantastique pour ça ne trouvez-vous pas ?
- Je me réjouie de pouvoir passer un peu de temps avec mon fils dans un endroit si charmant. Je suis d'accord avec vous Madame Mowbray. Ces lieux sont très proppices aux rencontres. Je suis heureuse de voir mon fils s'épanouir ainsi. Il a vraiment l'air d'apprécier cette possibilité de pouvoir jouer avec une enfant qu'il ne connaît pas. En général, il ne sort pas beaucoup. Au moins, ce soir, peut-être parviendras-t-il a passer une nuit sans faire le moindre cauchemar... Je m'égare maintenant. Toutes mes excuses. Parlez moi un peu de vous. Que faites-vous dans la vie ?

Tout en attendant la réponse de la jeune Emma Mowbray, qui est d'au moins dix ans macadette, j'observe les deux enfants qui sont en train de jouer à chat. Visiblement, cette petite à tout autant d'énergie à revendre que mon fils. Je vois Giles se rapprocher et se diriger vers l'homme qui m'a semblé être le domestique de Lady Mowbray. Peut-être se connaissent-ils en tous les cas, cela ne fera pas de mal à Giles de se faire un ami en plus aujourd'hui. Et puis en plus, il s'ennuierons moins en discutant tout en surveillant les deux garnements. Je me demande ce que font les membres de ma famille en cet instant... J'espère que je recevrait bientôt de leurs nouvelles. De plus, mon fils est complètement fou de son grand-père et ils s'entendent comme deux gentleman se doivent de s'entendre. Mon père est un peu un modèle pour le petit, tout comme mon frère, d'ailleurs, ils ne m'ont toujours pas dit si ils avaient eu une descendance eux aussi. Peut-être vais-je recevoir un pigeon voyageur dans la journée. Je recentre mon attention sur la dame qui me tiens compagnie.
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Louise Mowbray
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MessageSujet: Re: Jeux d'enfants ( Aurélie Gregg + Louise Mowbray ) 1887    
Sam 21 Jan - 16:31

Ma fille semble être au comble du bonheur. Elle joue, elle court, elle tombe et se relève en riant. Le petit Ayden semble bien s’amuser aussi, tout en étant assez délicat pour ne pas blesser ma petite boule d’énergie. Je suis vraiment heureuse qu’ils s’entendent si bien, ce qui est moins le cas avec William. Emma l'aime beaucoup mais celui-ci profite de l'admiration et de la naïveté d'Emma pour la faire tourner en rond et la martyriser quelques peu… Je suis souvent dans l’obligation d’élever la voix lorsqu’ils sont ensemble. Au moins ces deux-là n’ont pas l’air de vouloir faire plus que partager un bon moment de jeux.
De notre côté, lady Gregg et moi avons entamé une conversation. Après que je lui ai demandé ce qu’elle pensait du parc, elle se lança dans une longue tirade :
_ Je me réjouie de pouvoir passer un peu de temps avec mon fils dans un endroit si charmant. Je suis d'accord avec vous Madame Mowbray. Ces lieux sont très proppices aux rencontres. Je suis heureuse de voir mon fils s'épanouir ainsi. Il a vraiment l'air d'apprécier cette possibilité de pouvoir jouer avec une enfant qu'il ne connaît pas. En général, il ne sort pas beaucoup. Au moins, ce soir, peut-être parviendras-t-il a passer une nuit sans faire le moindre cauchemar... Je m'égare maintenant. Toutes mes excuses. Parlez moi un peu de vous. Que faites-vous dans la vie ?
_ Oh mais ne vous excusez pas ! Il est normal de faire des cauchemars à cet âge-là… Moi-même je me souviens en avoir beaucoup fait…
En y repensant, je frissonne, ce ne sont pas des souvenirs que j’ai envie de me remémorer…  
_ En tout cas, je suis également heureuse de pouvoir voir ma fille aussi heureuse, elle est très vive et à beaucoup d’imagination, ce qui lui permet de jouer à la maison sans problèmes, mais je pense que l’air frai et de nouveaux mondes de jeux ne peuvent que lui faire du bien !
Je me tourne quelques instants vers les enfants, toujours tout sourire. Ils sont vraiment adorables. Puis je me rappelle de sa dernière question.
_ Ah, et vous vouliez savoir : je ne travaille pas. Je suis veuve et ne fait que m’occuper de ma fille, même s’il m’arrive d’être amené à m’occuper des anciennes affaires de mon défunt mari qui était directeur d’une entreprise importante… Et vous si je peux me permettre ?


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MessageSujet: Re: Jeux d'enfants ( Aurélie Gregg + Louise Mowbray ) 1887    
Lun 23 Jan - 9:09

Je ne relève pas lorsque qu'elle parle des cauchemars dont elle a était victime lorsqu'elle avait le même âge. Cela aurait été inconvenant. D'ailleurs je l'ai vu frissonner. Elle enchaîne en me parlant de la joie qu'elle ressent en voyant sa fille s'amuser avec Ayden. sa fille d'après ce qu'elle me dit, elle est très vive et elle a beaucoup d’imagination. Mon fils est pareil. Elle se tourne vers les enfants et les observent un peu. Elle garde le sourire, je fait de même, je les trouvent adorables. Ensuite elle
finit par répondre à ma question:
- Ah, et vous vouliez savoir : je ne travaille pas. Je suis veuve et ne fait que m’occuper de ma fille, même s’il m’arrive d’être amené à m’occuper des anciennes affaires de mon défunt mari qui était directeur d’une entreprise importante… Et vous si je peux me permettre ?

Je réfléchit quelques instants avant de lui répondre:
- Je suis une institutrice. J'enseigne à des enfants provenant de milieux plus défavorisés que celui qui est le notre. Ils ont tous un grand cœur même si tout le monde critique les gens de East-end dans leur dos. Ils sont toujours les premiers à venir me saluer lorsque j'arrive à l'école sans encombre. Ils sont toujours en train de faire des farces. Elles sont très originales, j'aime beaucoup deviner la farce qu'ils me prépare dans le dos en pensant que je ne les remarques pas.

Je retiens un fou rire en repensant à la dernière farce de ses galopins. Il ne serais pas très distingué pour une dame, de rire à gorge déployée.
- Vous savez, on a tort de dire que les institutrices ne font rien de leurs journées. C'est juste qu'elles ont un peu plus de temps libre que d'autres femmes pratiquant d'autres activités. Bien entendu, je m'occupe aussi beaucoup de mon fils, même si durant les jours de classe c'est sa nourrice qui se charge de son éducation. Ma famille tiens à ce que mon jeune fils soit le plus polis et distingué possible. Cela me convient tout à fait, mais j'ai parfois l'impression que cet enfant travaille bien trop dur.

Je prend une pause en me rendant comptes que j'ai omis de lui présenter mes condoléances pour son mari. Qu'elle gourde je suis. Lorsqu'une dame parle de la mort d'un proche il faut le faire, même si c'est une inconnue.
- Toutes mes excuses, toute emportée dans mon discours, j'ai omis de vous présenter mes condoléances pour votre mari. Si cela ne vous paraît pas indiscret, accepteriez-vous de m'en dire un peu plus ? Ne vous forcez pas si cela vous gêne, je ne m'éterniserait pas sur ce sujet là.

Je reporte mon attention sur nos deux enfants et je vois du coin de l'oeil nos deux domestiques assis sous un arbre en train de discuter tout comme nous. Ils surveillent tout de même nos petits avec leurs regards perçants. Soudain, mon fils se dirige vers moi après s'être excusé auprès de sa camarade de jeu. Il a un pigeon voyageur perché sur son épaule. Mon fils à toujours eu un don avec les animaux et il le fis se percher sur mon épaule puis après une petite révérence, il est retourné jouer. L'oiseau me tend sa patte. Je détache la lettre qui est fixée à sa patte et il se pose sur le banc.

Heureusement pour l'animal, j'ai toujours de quoi nourrir et abreuver l'un de ses oiseaux sur moi.Je sort quelques graines et une invention que mon père m'a envoyé et l'oiseau se réjouit de cela. Je lit la lettre puis je la range dans mon sac et l'oiseau s'envole après s'être sustenté. Je regarde à nouveau mon interlocutrice.
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Louise Mowbray
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MessageSujet: Re: Jeux d'enfants ( Aurélie Gregg + Louise Mowbray ) 1887    
Lun 23 Jan - 17:31

A la fin de mon petit monologue, Lady Gregg continue en racontant son expérience en tant qu’institutrice. Puis elle continue sur l’éducation de son fils. Après avoir remarqué qu’elle oubliait quelque chose, elle me questionne sur mon mari.
_ Toutes mes excuses, toute emportée dans mon discours, j'ai omis de vous présenter mes condoléances pour votre mari. Si cela ne vous paraît pas indiscret, accepteriez-vous de m'en dire un peu plus ? Ne vous forcez pas si cela vous gêne, je ne m’éterniserais pas sur ce sujet-là.
Il est vrai qu’il me coute encore un peu de parler de cette aventure… Mais Lady Aurélie semble une personne de confiance, comme il m’arrive rarement de rencontrer, et j’ai besoin de pouvoir me confier à quelqu’un d’autre que le prêtre de la paroisse. De plus, l’affaire avait été étalée dans tous les journaux… il est même possible qu’elle en ai eu vent sens se rendre compte qu’il s’agit de moi… Alors rien ne sert de tout garder pour moi.
_ Ne vous inquiétez pas, cela ne me gêne pas moi, mais je ne voudrais pas que cela vous gêne à vous ma chère… En effet, c’est une histoire qui a fait couler beaucoup d’encre. Mon mari a été retrouvé mort il n’y pas tout à fait 4 ans. Nous n’étions mariés que depuis peu et je venais juste de mettre au monde le petit trésor que vous voyez là-bas. Sa mort fut et reste encore un mystère. Mais comme le mystère est difficile à accepter, c’est moi qu’on a accusé d’être la source. Il s’en ai suivi beaucoup de démarches administratives ainsi que différents procès, que j’ai gagné grâce à l’aide miraculeuse de mon frère aîné.
Je doit avouer que je ne me sens pas capable de lui révéler que la mort de cet homme fut un soulagement pour moi. Je suppose qu'il est encore trop tôt... Je regarde de nouveau les enfants discrètement puis me souvient des remarques que j’avais en tête lorsque Lady Gregg parlait d’elle-même.
_ En tout cas, pour revenir à vous très chère, je suis très admirative du travail que vous faites. Je sais pour y être allée souvent, que la pauvreté qu’on peut voir dans les quartiers aussi défavorisés peut vous fendre le cœur. Mais l’éducation est la clé pour arranger les choses, j’en suis certaines ! Moi-même je fais très attention à celle de ma fille. Je sais que je serais incapable de m’occuper de toute une classe, mais élever ma fille est un vrai plaisir !
Lorsque j’us fini ma tirade, le jeune Ayden est venu vers nous. Il a sur son épaule un pigeon. Un de ceux qui apportent des messages. En effet, c’est le cas. Pendant que mon amie lis le message qui lui ai destiné, je regarde Emma qui tire sur la veste d’un Georges déboussolé pour le faire jouer avec eux. Comme ils ne sont pas trop loin et qu’il n’y a personne aux environs, je me permets de cirer en riant à mon valet :
_ Allez y Georges, jouez donc avec ces enfant, ils en meurent d’envie !
Lorsque je reporte mon attention sur mon interlocutrice, elle a fini de lire. Je m’enquiers alors:
_ J’espère qu’il ne s’agit de rien de grave !
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Aurélie Gregg
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MessageSujet: Re: Jeux d'enfants ( Aurélie Gregg + Louise Mowbray ) 1887    
Lun 23 Jan - 20:19

J'écoutes avec attention ce que me dit cette charmante personne avec laquelle je discute depuis maintenant un bout de temps. Puis, je lui répond petit à petit, bien consciente de ma lenteur:
- Vous savez ma chère,  je ne suis pas très férue des journaux. Je n'apprécie guère que des gens qui ne connaissent pas tous les détails d'un fait de ce genre, se permettent de se mêler de la vie privée d'honnêtes citoyens. Ne vous en faite pas, je ne vous jugerait donc pas pour cela. Ce n'est pas mon genre. Je préfère me fier à ce que me dicte mon ressenti.
Elle me livre le fond de sa pensée au sujet du travail que je fait.
- Je suis fort aise que vous le preniez ainsi ma chère, la plupart des femmes que j'avaitdans mon entourage me trouve trop excentrique pour me fréquenter.

Tandis qu'elle prie son domestique de rejoindre les enfants pour leurs jeux, je fait signe au mien de faire de même. Ils ont bien le droit de se détendre quelque peut. Et puis, ce n'est pas comme s'ils avaient été des femmes. Dans ce cas là, cela aurait été terriblement inconvenant. Giles se rapproche donc des enfants et est entraîné dans une ronde virvoltante par mon fils Ayden qui lui dit:
- Allons donc mon cher parrain, ne me dites pas que vous n'avez jamais fait cela lorsque vous étiez enfant ?
- Je l'ai souvent fait en effet, mais jamais en compagnie d'adultes.
- Il faut apprendre à vous détendre un petit peu Giles.
Je pousse un petit rire discret en entendant ces paroles puis, je me remèmore la dernière phrase de mon interlocutrice:
-  J’espère qu’il ne s’agit de rien de grave !
- Non, ne vous en faite pas très chére. Ce n'est rien de grave au contraire ! Je m'attendait à recevoir des nouvelles dans la semaine, mais je n'aurait jamais pensé que cela serait en début de journée.
Elle ne doit pas vraiment comprendre ce que je suis en train de lui raconter là... Je me reprend:
- Pardon, il faut que je vous détail un peu plus tout cela pour que vous saisissiez ce qui est mentionné là.
Je lui désigne le papier puis je poursuit:
- Je suis l'aînée d'une fratrie. Certes, nous ne sommes que deux, comme vous et votre frère, mais notre père est un peu trop stricte sur certains points. Pour lui il est essentiel pour le maintient d'une famille, qu'il y ai eu moins deux descendants dans les différentes parties d'un fratrie. Cependant, jusqu'à maintenant, j'était la seule de ses deux enfants à en avoir une. Il a donc harcelé mon frère pour avoir d'autres petits enfants... Mon frère en avait assez. Il a essayé de faire changer mon père d'avis... C'était peine perdue. Mais, je ne rentrerait pas dans les détails. Il va enfin arrêter de charger mon frère pour cela. Ce dernier vient de m'annoncer une heureuse nouvelle. Ma très chère belle-sœur attend son premier enfant ! Je suis impatiente de pouvoir le voir. Mais ce ne sera pas le cas avant quelques mois. Je suppose que mon père va ensuite se rabattre sur moi et mon mari: Erwan. Mais bon, je sait à quoi m'attendre. En plus mon fils commence lui aussi à me demander pourquoi il est tout seul. Enfin, voilà vous savez tout, du moins, les grandes lignes.

Je m'interrompt, je crois que j'ai assez parler pour le moment, il serait grand temps que je laisse cette dame s'exprimer. Je ne lui ai pas posé de question, parce que celle qui me trottes dans la tête touche sa vie privée de bien trop près. Peut-être la formulerais-je lorsque nous nous connaîtrons mieux ? Une autre question peut-être ? Je regarde son domestique et une idée me vient à l'esprit:
- Dites moi, depuis combien de temps est-ce que Georges, il me semble vous avoir entendu nommer ainsi votre domestique... Depuis combien de temps travailles-t-il pour vous ?
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Louise Mowbray
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MessageSujet: Re: Jeux d'enfants ( Aurélie Gregg + Louise Mowbray ) 1887    
Lun 23 Jan - 21:45

Je me sens curieusement soulagée que lady Gregg ne lise pas les journaux… A dire vrais, j’ai voulu être sympathique en lui révélant une part de ma vie, mais si elle avait lu les journaux, elle aurait pu avoir une bien triste idée de moi, moi qu’on appelait à l’époque « la revancharde ». Oui car, évidemment, les médias ne s’étaient pas privés d’étaler ma vie de femmes battue, qu’ils avaient découvert je ne sais trop comment.  Enfin, qu’importe puisque ce n’est pas le cas.
Par la suite, ma compagne du jour me décrit la manière dont elle est vue par son entourage. Il est indéniable qu’elle est excentrique, mais cela lui donne un côté charmant ! Et puis… n’est-on pas tous quelque peu excentrique à notre manière ?
C’est l’intervention d’Ayden qui m’apprend que leur domestique est aussi son parrain. C’est curieux… Cette famille a l’air très proche cet homme, contrairement à moi je l’avoue. Il est vrai que je ne suis pas très proche de Georges qui n’est pour moi qu’un chaperon. Il est possible qu’inconsciemment je rejette sa présence, car il est comme le boulet de l’asservissement qui suit toute femme. Mais je suis dure avec lui, il faudrait que je songe à le traiter avec plus d’égard… non pas que je le traite mal ! Mais sa présence est bien lourde de sens…
Nous continuons ensuite sur le contenu du billet que lady Aurélie vient de recevoir. Elle me raconte ainsi une histoire compliquée de descendance. Pui-je lui révéler qu’aucune histoire de descendance n’est d’actualité chez moi puisque ma mère et mon père sont mort ? Non, pas encore en tout cas, je ne veux pas qu’elle se désole pour moi, vu que moi-même je ne suis pas désolée. Essayons donc autre chose.
_ Pour moi c’est tout à fait différent. Puisque mon mari est mort, je ne pense pas avoir d’autres enfants tout de suite, je ne compte pas me remarier de sitôt !  
J’ai bien trop peur de retomber sur quelqu’un de violent ! Et puis… Il y a Pierre… Il me serait tellement dur de me marier avec un autre alors que c’est lui avec qui je voudrais passer le reste de mes jours… Mais je m’évade.
Je reprend.
_ Et puis, en termes de descendance, il y a mon frère qui a eu un garçon… En parlant d’enfants, félicitations pour votre belle-sœur !
Je suis le regard de lady Gregg, qui, il me semble, regarde les enfants. Giles et Georges s’amusent avec eux. Quel étrange coïncidence d’ailleurs : leurs noms sont assez similaires puisqu’ils commencent par un « g » ! Mais je n’ai pas le temps de poursuivre ma pensée que déjà lady Aurélie reprend la parole.
_ Dites-moi, depuis combien de temps est-ce que Georges, il me semble vous avoir entendu nommer ainsi votre domestique... Depuis combien de temps travailles-t-il pour vous ?
_ Georges c’est en effet son nom. Il est mon chaperon depuis la mort de mon mari.
Je souris malicieusement et ajoute, comme une blague, même si c’est la vérité :
_ Ce n’est pas le meilleur mais il est affectueux et prend soins d’Emma lorsque j’en ai besoin.
J’aurais pu rajouter qu’il a bien failli être chassé après avoir échoué à me protéger et que je l’ai gardé car cela me faisait mal au cœur de le chasser. Mais il me semblait que ces mots étaient trop durs et je ne voulais pas que cette femme puisse avoir une mauvaise opinion de lui…
_ Et votre Giles, il est à votre service depuis longtemps ? Vous semblez bien proches…
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Aurélie Gregg
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MessageSujet: Re: Jeux d'enfants ( Aurélie Gregg + Louise Mowbray ) 1887    
Mar 7 Fév - 8:45

Elle m'a l'air soulagée que je ne lise pas de journaux. Cela se sent lorsqu'elle me parle. Elle ne semble pas vouloir se remarier de si tôt et elle le confirme de ses paroles. Elle me parle aussi de son frère qui a eu une descendance, un petit garçon, puis, comme toute personne bien élevée, elle me félicite pour la bonne nouvelle que m'a apporté l'oiseau. Ce fameux Georges est donc son chaperon. C'est drôle, nos deux domestiques ont des noms très proches. Est-ce un signe du destin ? Ou bien une simple coïncidence ? Je l'ignore, peut-être en saurons nous plus avec le temps. En tout cas, elle n'a pas l'air proche de lui comme je le suis de Giles. Elle sourie de la même façon que les enfants auxquels je fait la classe. Ils ont toujours un petit sourire malicieux, surtout après avoir fait une belle farce à mon encontre. Ce sourire de Lady Mowbray me paraît lourd de sens. Cependant, ce ne sont pas mes affaires. Ensuite, elle m'interroge sur ma relation avec Giles.

- Giles et moi... Enfin Giles et ma famille plutôt, c'est une histoire assez compliquée. Avant mon mariage avec mon Erwan, il était le domestique et le confident de ce dernier. D'ailleurs, même leur rencontre sort de l'ordinaire d'après ce que mon mari m'a raconté. Il se promenait avec sa mère alors qu'il n'était pas plus vieux que votre petite Emma et ils ont découvert, en compagnie de l'un de leurs domestique, un jeune garçon. Ce dernier de part son apparence à d'abord suscité de la répugnance aux yeux de la mère d'Erwan. Lui, en revanche, il a eu pitié de ce pauvre garçon et il lui a tendu la main. Ils l'ont emmenés chez eux, et ce malgré les racontars qui ont circulé par la suite. Depuis lors, ils sont amis.

Je reprend mon souffle puis je poursuit:
- Et puis, je suis arrivée au sein de la maisonnée. Je ne connaissais Giles que très peu de manière personnelle. En revanche mon mari m'a bien souvent parlé de lui. Un jour, alors que j'attendais l'arrivée d'Ayden, j'ai appris de la bouche de l'une de mes servantes que la femme de ce brave Giles était malade. De plus, elle était dans le même état que moi. Le pauvre homme ressemblait plus à un spectre qu'à l'homme hyperactif qui m'avait accueillit à la maison au retour des noces. Je savait qu'il n'avait pas assez de moyens pour faire venir un médecin. Alors, j'ai envoyé le mien chez eux. Ils n'ont pas tout de suite su qui était leur bienfaiteur. Mais lors d'un dîner, j'ai fait une allusion... A ce moment-là, Giles à tout compris et son attitude à mon égard est devenue plus proche de celle qu'il a avec mon mari. Lorsque Ayden est né, mon mari était coincé ailleurs pour ses affaires. J'étais toute seule avec Giles. Il m'a tenu compagnie jusqu'à l'arrivée du médecin. D'ailleurs je me souviens qu'il avait effrayé le pauvre docteur en sortant de l'ombre. Nous l'avons donc désigné comme le parrain du petit. Quelques mois plus tôt, j'étais devenue la marraine de son fils à lui: Guillaume. Nos deux fils s'entendent à merveille, et alors qu'ils ne partagent aucun lien du sang ils se saluent en disant: Bonjour cher cousin. Cela fait toujours beaucoup rire les membres de la maisonnée parce que l'un comme l'autre exécute une petite révérence.

Je m'arrête un instant puis j'ajoute:
- Vous voyez ? C'est cela qui fait toute la complexité de notre relation. Et cela prouve que les gens n'ont pas tout à fait tord lorsqu'ils disent de nous que nous sommes excentriques.
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Louise Mowbray
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MessageSujet: Re: Jeux d'enfants ( Aurélie Gregg + Louise Mowbray ) 1887    
Ven 10 Fév - 9:33

Ma compagne semble bien bavarde je dois dire… Mais ce n’est pas pour me déplaire. En ce moment, rare sont les personnes avec qui j’ai la possibilité de parler. Cette discussion me fait l’effet d’un bol d’air frais, aussi frais que le temps qu’il fait dans ce parc. Lady Gregg me parle de la longue histoire qui lie sa famille à son chaperon.
_ C’est une bien belle histoire je dois dire. Il est vrai qu’aux yeux de certains, cela peut paraître excentrique… J’espère que vous n’en soufrez pas trop d’ailleurs ! En tout cas je vous trouve très courageuse de vous montrer aussi libre lorsque l’on sait à quel point le monde nous juge… Il y a bien des choses que je m’interdis… Excusez-moi, je divague. Personnellement j’ai embauché Georges après avoir passé une annonce. C’était le plus pauvre de tous et j’ai pensé lui donner une chance de s’en sortir mieux. Il est seul et solitaire. Je le pensais particulièrement fort et c’est aussi pour cela que je l’ai pris à mon service. Mais… Il y a quelque temps… J’ai failli me faire violenter par un groupe de vagabond et… il n’a pas été assez fort pour me protéger… Il s’est fait assommer. Je dois avouer que je lui en veux encore un peu à se jours et je ne suis plus autant rassuré, je suis plus prudente aussi.
Je tourne mon regard vers les enfants, toujours en train de jouer. Georges s’amuse, il aime beaucoup Emma, les enfants en général d’ailleurs… Mais je ne peux m’empêcher de penser à ce qui aurait pu se passer si Emma avait été avec nous ce jour-là… J’en ai des frissons. Soudains, Emma tombe et se met à pleurer. Georges lui prend la main et la conduit vers moi.
_ Ma chérie… Que vous est-il donc arrivé ?
_ Je suis tombé sur une pierre….
Elle me tend la main que Georges n’avait pas prise. Il y avait une petite plaie en son centre.
_ Georges, auriez-vous un mouchoir propre ?
J’ai pris le mouchoir que l’on me tendait et ai nettoyé la main de ma fille. Une fois nettoyé, j’ai enveloppé la petite chose dans le mouchoir pour arrêter le saignement. J’ai pris ma fille dans mes bras et me suis adressée à ma compagne.
_ Vous me voyez vraiment désolée Lady Gregg, mais il me semble qu’il est temps pour nous de rentrer… De plus, il est bientôt l’heure du dîner… Mais j’aimerais bien reprendre cette discussion… Seriez-vous livre se soir pour le soupé ?
Je prends un morceau de papier et y écrit mon adresse.
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Aurélie Gregg
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MessageSujet: Re: Jeux d'enfants ( Aurélie Gregg + Louise Mowbray ) 1887    
Ven 17 Mar - 16:28

Je ne réagit pas immédiatement face à ce qu'elle m'a dit sur George, mais je refoule tout au fond de moi une grimace de dégoût. Ce n'était pas à cause de ce qu'elle avait dit, c'était plutôt la faute de l'horrible image qui m'est venu à l'esprit à cette possibilité. Si quelque chose leur était arrivé ce jour-là, je n'aurait jamais rencontré cette charmante demoiselle. J'efface bien vite ces sombres pensées de mon esprit lorsque le dénommé Georges s'approche de sa maîtresse. La petite fille a une blessure à la main que ne tient pas le domestique. Louise s'ocupe de sa fille avec une précaution commune à toutes les mères tandis que mon fils vient vers moi en compagnie de Giles. Louise s'excuse auprès de moi. Je comprend parfaitement qu'elle doit rentrer chez elle. J'aurait fait exactement la même chose à sa place, si mon fils avait été dans la même situation. Elle me tend un petit papier sur lequel elle a noté son adresse et m'invite pour le souper.

Je ne lui répond pas tout de suite, je regarde Giles et au-dessus de lui, il me semble distingué la forme caractéristique d'un pigeon voyageur. Encore un ! C'est la journée des petits-mots aujourd'hui... J'espère que ce ne sont pas de mauvaises nouvelles. Ce cher Giles suis mon regard et aperçoit lui aussi l'oiseau. Alors que l'animal semble avoir quelques difficultés à se poser, mon ami et employé attrape le petit animal en plein vol. Il retient doucement l'oiseau par l'une de ses pattes et il attrape pour moi le message attaché à l'autre patte. Il me le tend et je le lit après l'avoir félicité de sa prestation. Mon fils l'a d'ailleurs applaudit, même si il est déjà habitué aux acrobaties que son parrain effectue à tout bout de champ pour divertir son fils et le mien.

Je me tourne vers Louise et je lui dit:
- Je serait moi-même ravie de continuer cette conversation. Je viens de recevoir des nouvelles de mon mari. Il est retenu pour son travail et ne sera donc pas à la maison pour le dîner. Mes domestiques, Giles mis à part, sont en congé. Je déteste mangé dans une maison vide, ainsi, je serait ravie d'accepter votre invitation. J'emmènerait donc mon fils avec moi si vous le voulez bien. Giles viendras nous récupérer après le repas. Il nous déposera chez vous à l'heure qui vous sierras le mieux. A qu'elle heure dois-je me rendre chez vous ?

Alors que j'attends la réponse de Louise, je vois mon fils qui est en train de courir autour de nous. Tout à coup, il se fige un instant, puis, il vient tirer la manche de Giles et lui montre un buisson qui se trouve pas loin de l'endroit où il jouait. Mon ami se rend dans cette direction et commence à fouiller la zone pour voir ce qui avait surpris Ayden. Il finit par trouver ce qu'il cherchait en la présence d'un chaton apeuré qui se cachait au milieu de la végétation. Giles revient vers nous avec l'animal dans les mains et se met sur les genoux pour se mettre à la taille de mon fils. De sa voix rauque et forte, il rassure mon garçon et celui-ci me jette un coup d’œil. Il guette ma réaction au sujet du chat, apparemment, il a envie de le caresser. Je ne suis pas sur que ce soit une bonne idée. On ne sait pas ce qu'ils peuvent apporter comme microbes. Je fait signe à mon fils de ne pas y toucher et il se contente de le regarder tandis que son parrain apporte des soins à l'animal quelque peu ammoché. Je recentre mon attention sur Louise, j'espère que sa fille et elle ne vont pas me prendre pour une personne trop excentrique, même si elle m'a déjà fait sentir que pour elle ce n'était pas un problème.
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Louise Mowbray
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MessageSujet: Re: Jeux d'enfants ( Aurélie Gregg + Louise Mowbray ) 1887    
Mar 4 Avr - 14:44

Lady Gregg, après avoir reçu un nouveau message, m’explique que son époux ne sera pas chez elle ce soir. C’est donc parfait ! De son côté, bien que blessée, Emma trépigne. Elle semble avoir très bien compris qu’elle allait retrouver son compagnon de jeu le soir et est contente d’avance. Je lui fais un sourire qu’elle me rend.
_ Vous pourrez venir dès sept heures du soir, je pense que le repas sera près !
Je m’apprête à prendre congé lorsque le comportement du petit attire mon attention. Il vient de trouver un petit chat apeuré et désorienté. Emma émet des petits cris attendris face au petit animal et essaye de faire en sorte que je la lâche afin qu’elle puisse aller le caresser.
_ Non Emma, cet animal n’a pas l’air d’aller bien, je ne voudrais pas qu’il vous transmette une quelconque maladie.
Emma continue cependant à se trémousser afin de pouvoir descendre. Pour mettre fin au malaise qu’apporte le comportement de ma fille capricieuse, je me vois dans l’obligation de prendre congé. Toujours dans mes bras, Emma se tortille tant et si bien que je ne peux que la poser. En lui tenant la main, je les conduits vers la voiture dont les cheveux attendent sagement. Elle se met à pleurer de fausses larmes tandis que Georges la hisse à l’intérieur. Je lance un sourire d’excuse à Lady Gregg avant de monter à mon tour dans la voiture.
Pendant le voyage de retour vers notre chez nous, je gronde Emma pour la crise qu’elle a faite devant cette dame et son enfant. Elle m’avait mise mal à l’aise, moi et surement Lady Gregg, ce qui était tout à fait inconvenant. Je n’aime pas faire la morale à ma fille, mais cela me semble essentiel pour son éducation, je ne veux pas qu’elle devienne une petite bourgeoise gâté comme il est possible d’en voir un peu partout dans la haute société. Cela me répugne d’imaginer ma douce enfant comme cela.
Enfin, nous arrivons chez nous. Nous mangeons puis nous vaquons à nos activités. Emma joue avec ces poupées, totalement remise de ça crise. Moi je dois me doit de remplir quelques papiers administratifs. Une heure avant l’heure donnée, je commence à donner les ordres nécessaires en cuisine. Je tiens à faire un repas digne de mon invitée ! Entrée, plat, désert, je fais en sorte que tout cela soit raffiné et délicieux. Ma cuisinière est très douée, je lui fais donc confiance.
J’ai changé la tenue d’Emma ainsi que la mienne, une tenue légère et adaptée à un repas de soirée. Une fois prête, je n’avais plus qu’à attendre l’arrivée de mes invités. En attendant, j’ai ouvert un livre que j’ai lu à Emma qui écoutait, absorbée.
Il ne restait plus qu’à attendre Lady Gregg et son fils.
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Aurélie Gregg
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MessageSujet: Re: Jeux d'enfants ( Aurélie Gregg + Louise Mowbray ) 1887    
Mar 30 Mai - 14:23

La petite fille de ma nouvelle amie fait un caprice pour pouvoir venir toucher le chaton que mon cher Giles a trouvé. Louise prend donc la décision de s'en aller, je les regardent se diriger vers la voiture qui les attendaient non loin. Elle me lance un sourire d'excuse puis monte dans le moyen de locomotion à la suite de sa fille. Une fois Louise hors de portée de ma vue, je reporte mon attention sur mon fils et son parrain. Ce dernier a soigné l'animal avec son soin habituel et mon petit garçon est toujours en train d'admirer de loin le petit animal qui se remue doucement dan sles grandes mains de Giles. Il est désormais grand temps de rentrer à la maison, je m'approche d'Ayden et de son parrain et je dit:
- Giles, voudriez-vous nous reconduire à la maison mon cher ?
- Mais bien sûr Milady. Monsieur Ayden êtes-vous prêt à rentrer ?
- Bien entendu mon cher parrain.
Il tourne ensuite la tête vers moi et avec son joli minois, il me demande:
- Pouvons-nous garder ce petit animal mère ?
- Je penses qu'il va pouvoir demeurer chez nous le temps qu'il soit totalement rétablis, ensuite, nous en discuterons avec ton père.
- Très bien mère. Je peux le toucher maintenant ?
- Non mon garçon, il ne vaut mieux pas tant qu'il n'aura pas été examiné par un professionnel.
- D'accord maman.

Mon fils ne fait pas davantage d'histoires au sujet de l'animal et nous commençons à marcher pour regagner notre voiture. Giles conduit prudement, le chaton bien aggripé à ses genoux, et une fois rentrés à la maison, il lui trouve un endroit confortable où il pourra se reposer. Ayden s'étant sali en jouant avec la petite Emma, je lui fait donner un bain par sa nounou qui a bientôt fini sa journée, ainsi, il serra prêt à aller chez Lady Mowbray. Je vais moi-même me préparer, après tout, nous devons nous rendre chez elle à 7 heure du soir. Les heures qui nous séparent du rendez-vous filent à une vitesse hallucinante et aux alentour de 6 h 30 du soir, nous voilà repartit en voiture. Giles nous emmène jusqu'à la résidence de Lady Mowbray, mais entre temps, nous nous arrêtons dans une petite boutique. Je déteste arriver chez les gens les mains vides alors j'entre dans une boutique que je connaît bien et qui vend de splendides bouquets.

La vendeuse me montre de très beau bouquets, mais finalement, c'est mon fils qui choisit la composition florale que nous allons offrir à cette charmante dame. Ayden trouve que le violet est la couleur qui sied le mieux à la jeune femme que nous avons rencontré au parc. Je dois avouer que ce garçon m'étonnes beaucoup parfois, mais il a très bon goût alors je me fie à lui et nous reprenons la route. Mon fils maintient solidement le vase et les fleurs sur ses petits genoux et une fois arrivez à destination, Giles le libère de son fardeau, après m'avoir aidé à descendre. Je me trouve donc avec une main qui tiend la composition florale et l'autre la petite main de mon fils. Nous grimpons les marches menant à la porte d'entrée et je frappe du heurtoir contre la porte. J'attend devant que l'on vienne m'ouvrir tandis que dans mon dos, je sent le regard de Giles encore dans la voiture. Il attend que nous soyons entrés pour partir.
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Jeux d'enfants ( Aurélie Gregg + Louise Mowbray ) 1887

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