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 Je suis en pleine forme, frangin...{Thomas & Richard}



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Richard Peyton
"Assassin"

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≡ Pamphlets : 78
≡ Arrivée à Londres : 09/09/2015



MessageSujet: Je suis en pleine forme, frangin...{Thomas & Richard}   
Jeu 28 Juil - 0:42



"Je suis en pleine forme, frangin..."



Je ne sais pas vraiment ce qu'il m'a prit. Pourquoi est-ce que je suis venu ici ? De tout les endroits où j'aurais pu aller je me suis installé dans le QG de la Confrérie. J'aurais pu rejoindre mon amant ou ma femme, mais non. J'aurais dû rentrer chez moi quand il en était encore temps, mais là c'est trop tard. L'opium que j'ai avalé plus tôt dans la soirée commence à faire effet. Et si je ne suis pas encore sur le point de m'endormir je ne suis clairement plus en état de rentrer. Je me suis alors installé, au bureau de mon frère. Cela ne choquera personne que je sois là. En tout cas moins que un autre endroit de ce QG. Je ne suis pas un grand fan du lieu.

Pourtant depuis mon agression j'ai besoin de venir ici. Je me sens en sécurité. C'est pour ça aussi que j'ai consommé cette drogue pour la première fois. Pour oublié mes problèmes, pour ne plus me souvenir de cette nuit-là. Seulement maintenant… je me suis laissé dépasser. À chaque fois la dose doit être plus forte. Toujours est-il que je fini par retrouver cette sensation de bien-être que je recherche tant.

Je fixe les murs. Comme si je cherchais à m'imaginer ce que Thomas doit ressentir quand il est ici. Il a une énorme responsabilité en étant à la tête de la Confrérie. Je ne suis que son lieutenant, je ne suis pas aussi important qu'il veut me le faire croire. Je le soutient du mieux que je peux, mais c'est lui qui décide de tout. Et ses décisions c'est ici qu'il les prends. Je comprends. Ce bureau à quelque chose de serein. Ou alors c'est juste l'opium qui parle pour moi je sais pas vraiment. Mes idées ne sont de moins en moins claires à mesure que les minutes se suivent. Je continue donc de faire le tour de la pièce pendant un bon bout de temps. C'est peut-être ici que je devrais venir lui parler ? Quand il est dans de bonne disposition. Pourquoi pas assit par terre tout les deux autour d'une dose ? Non, mais qu'est-ce que je raconte ? Je pourrais jamais lui faire avaler ça. Quoiqu'il devrait essayé. Ça le détendra pour sûr.

Je m'assoie sur le bureau et balance mes pieds dans le vide comme un enfant. Pourquoi c'est mal vue quand un adulte fait ça ? C'est marrant pourtant. Je ricane à ma propre réflexion. Ce monde est bizarre. On devrait peut-être le laisser tomber ? Non.. tout le monde devrait prendre de l'opium, c'est génial l'opium. Je me met à sourire, sans raison, juste comme ça. Je suis heureux là… alors je partage mon bonheur avec la porte. Porte qui d'ailleurs s'ouvre toute seule… à non y a quelqu'un devant moi. C'est qui ?



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Thomas Peyton
"Maître Assassin"

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≡ Pamphlets : 211
≡ Arrivée à Londres : 28/06/2015



MessageSujet: Re: Je suis en pleine forme, frangin...{Thomas & Richard}   
Jeu 28 Juil - 8:34



"Je suis en pleine forme, frangin..."



Ce soir encore, je ne rentrerais pas retrouver Ophelia et notre fille. Elle n'en dit rien. Elle sait très bien ce qui me retient, nous n'avons jamais eu de secrets l'un pour l'autre, mais je sens bien qu'elle s'agace de cette situation. La seule raison pour laquelle elle ne m'a encore servit aucun reproche pour ces absences, c'est qu'elle a fait partie de la Confrérie elle aussi. Elle me comprend mieux que quiconque et elle m'accepte tel que je suis. Pour cela, je lui suis reconnaissant. Je sais la chance que j'ai, de l'avoir elle, de les avoir toutes les deux. Bien des nôtres n'ont pas cette chance et doivent mener cette double vie sans pouvoir s'en confier à qui que ce soit d'autre que nos frères dans l'ombre. Si je n'envie pas cette facette de leur vie, j'envie en revanche leur tranquillité d'esprit. Je parle de ceux qui n'ont personne qui puisse s’inquiéter pour eux. La solitude est un fardeau mai selle est apporte aussi une certaines sécurité et une tranquillité d'esprit. On ne peut faire pression sur un homme qui n'a que sa morale et ses conviction comme unique richesse. Il m'arrive de me laisser aller à cette pensée pessimiste qu'un jour il puisse arriver malheur à ces êtres qui me sont chers et.. allons Thomas, garde les pieds sur terre. Oui Ophélia est bien au fait de tout ceci, elle sait pertinent ce qu'il pourrait arriver si l'envie prenait à Paterson de mettre de coté le peu d'honneur auquel il prétend obéir encore.

Ce soir encore disais je, je ne rentrerais pas. Je viens de retrouver un de mes informateurs et il me faut passer la nuit à étudier ce qu'il a obtenu. Chaque petit détail peut être crucial aujourd'hui que les choses vont de mal en pis à Londres. Comme si l'Ordre n'était pas un ennemis suffisant voici que les Vigils refond surface. Et si le rapprochement fut facile à faire avec les événements de ces dernières années en Écosse, le reste est bien plus délicat. Le groupe de Londres m'est encore tout à fait inconnu quoi que j'ai quelques noms à l’esprit. Des individus à surveiller tout au plus, rien d'assez concret pour prévoir la moindre action. Une nuit entière en perspective à plancher sur de la paperasse, rien de bien formidable et pourtant ces choses là aussi font partie de mon quotidien. Moi, le fauteuil inconfortable de mon bureau et l'amas de papiers et d'informations.et Richard...

Richard... Si je suis plutôt surpris de tomber nez à nez avec mon frère en ouvrant la porte de mon bureau, je me contente d'un
«  Bonsoir. Encore dehors à cette heure ? » distrait en reportant mon attention à mes papiers. « Si tu veux rester, va chercher une chaise mais rends moi mon bureau tu veux, j'ai du boulot. » Pas un regard pour lui toujours comme j'étale à présent les notes de mon informateur sur le dit bureau.  Je n'ai pas besoin de le regarder pour savoir qu'il n'est pas dans son état normal ce soir et une part de moi s'en réjouit aussi paradoxal que ça puisse paraître. J'avais peur il n'ose plus sortir après ce qu'il lui est arrivé mais il semblerait que l'alcool ne n'effraye pas. J'escompte juste qu'il soit assez malin pour ne pas s'y jeter tout à fait à cœur perdu et qu'il sage rester sobre quand j'ai besoin de lui. Ce qui soulève une autre question. « Ta femme sait que tu es avec moi ? Ou bien ton ami scandinave te sert il encore d'alibi ? Si un jour ces deux là discutent ensemble tu risques de te retrouver dans de beaux draps tu le sais ça ? Tu leur racontes quoi ? A elle que tu passes la soirée à jouer aux cartes avec lui et d'autres connaissances dans quelques clubs à la mode et à lui que tu as besoin d'une couverture pour fréquenter une maîtresse imaginaire ? » Ce n'est pas que j'ai particulièrement envie de perdre du temps dans ce genre de conversation, mais je sais que s'il est venu me voir sous l'emprise de l’alcool c'est qu'il avait besoin de parler, ainsi mon ton est plutôt jovial et amusé. Et puis... ce sujet là ou un autre... sans doute m'enverra il sur les roses en râlant qu'il a passé l'age qu'on lui fasse la morale de toutes façons.




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Richard Peyton
"Assassin"

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≡ Pamphlets : 78
≡ Arrivée à Londres : 09/09/2015



MessageSujet: Re: Je suis en pleine forme, frangin...{Thomas & Richard}   
Ven 29 Juil - 0:21



"Je suis en pleine forme, frangin..."



Oh tient c'est Thomas en fait. Il semble occupé avec des papiers et il faut croire que je le gêne. Mais en fait, bah ça m'est égal. J'ai pas envie de le voir travailler. J'aimerais le voir rire, sourire, qu'importe, mais pas travailler. Je m'apprête à le lui dire, plus ou moins clairement, que le voilà me servant un monologue que je n'écoute qu'à moitié. J'entends juste qu'il pense que je dis à Tobias que j'ai besoin de lui pour voir une maîtresse. Là s'en est beaucoup trop pour moi. J'explose de rire. J'en tombe même du bureau, entraînant avec moi quelques papiers.

Je me retrouve alors au sol sans que mon frère ne bouge pour m'aider. Je m'accroche au meuble et me redresse comme je peux. Remettant au passage les papiers dessus. Thomas lui est assit sur son fauteuil et semble absorber par ses notes. Je devrais le laisser travailler ? Nooon. Ce serait pas drôle.  Seulement je sais qu'il va pas apprécier.
« Tu sais Thomas… Je crois que tu devrais faire un effort… et te détendre un peu. » Je me plante au milieu de la pièce. Comme je peux. Il faut dire que je suis pas très stable. Il ne réagit pas. Ce qu'il peut m'agacer quand il fait ça. Toujours stoïque, toujours professionnel. « Est-ce que je dois parler au Maître ? Ou mon frère est-il parmi moi… avec nous…. Enfin avec moi ou parmi nous... » Je m'arrête un instant. Parmi moi ? Sérieusement… j'adore. C'est trop superbe comme tournure. « Tu trouves pas ? » Attendez… ça je l'ai dit tout haut ? Je ricane encore à mes bêtises. L'opium fait bien effet là c'est sûr. « Franchement mon cher Maître vous devriez, Vraiment, vous sortir le balais que vous avez dans le fondement... » Oups… ça aussi je l'ai dit tout haut.


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Thomas Peyton
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MessageSujet: Re: Je suis en pleine forme, frangin...{Thomas & Richard}   
Dim 2 Oct - 0:05



"Je suis en pleine forme, frangin..."



Il a passé l'âge d m 'entendre lui faire la leçon et moi.. moi je n'ai plus de patience à consacrer à ses caprices. J'aurais bien assez à faire avec ma fille quand viendra le moment où je devrais jouer les moralisateurs pour elle. Alors non, s'il s'attendait à me voir lui reprocher de se ruiner la santé dans l'alcool, il sera déçu. En revanche je suppose qu eje devrais lui répéter à la fin de cet.. entretien, qu'il est hors de questions qu'il se pointe dans cet état sur le terrain. Mais il le sait déjà. Du moins je veux le croire. Car pour être dans un état lamentable.. il l'est. Définitivement. Le voilà qui vient de s’étaler tout simplement au sol, emportant avec lui les notes et informations étalées sur mon bureau. Moi je soupire, une fois de plus, cherchant à puiser la force de résister à l'envie de le flanquer à la porte plutôt que l’énergie de le ramener chez lui à grands coups de pieds là où je pense pour le forcer à décuver.

Je le laisse se relever seul, m'avachissant, dépité, sur mon fauteuil et daignant enfin lui lancer un regard. Là aussi, s'il espérait m'avoir exaspéré, il risque de tomber de haut. Il y a quelques mois encore, j'aurais probablement laissé éclater ma colère, mais ce soir je suis las. Simplement las. De lui, de ses frasques d'adolescent trop idiots pour chercher une solution à ses problèmes plutôt que de les noyer dans... non ! Plus je le regarde, plus je l’écoute parler dans le vide, plus ce doute se fait croissant dans mon esprit. Je voudrais me tromper, je voudrais tellement qu'il puisse me rassurer sur ce point. Il poursuit son monologue sans queue ni tête et moi je le fixe comme si la réponse allait me sauter aux yeux. Seulement c’est aux narines qu'elle fini par me venir. La réponse j'entends. Là au milieu de l’arôme si familier de cette pièce humide et trop souvent close, entre les odeurs de refermé, de fauteuils trop mal entretenus et couverts de poussière, de vieux bois usé et pourrissant, ce ne sont pas des relents de whisky bon marché qui émanent de mon frère. Ainsi ce n’est pas son insulte enfantine qui me fait littéralement bondir de mon fauteuil et sauter par dessus le bureau de mon père pour venir le saisir au col, mais bel et bien son vice qu'il a l’audace de m'infliger. Ici qui plus est.

« DEPUIS... Depuis combien de temps Richard ?  » Je l'ai traîné sans ménagement contre le mur où je le maintient par toujours par le revers de sa chemise. Je ne sais où j'ai puisé le peu de raison qui m'a retenu de hurler tout simplement, ou de le frapper, ou les deux à la fois. Mais même dans son état, il doit encore être capable de lire ma colère, tant dans mon regard que dans le ton de ma voix qui ne laisse planer aucun doute sur le fond de ma pensée. «  Depuis combien de temps est- ce qu etu te bousilles la santé et l'esprit avec cette saloperie ? Tu sais pourtant, les ravages que cela peut faire. Tu sais aussi comment j'ai congédié la derrière recrue qui s'est adonnée à ce genre de vice.Par tous les ... » Mes nerfs lâchent et plutôt que de le cogner lui, c'est vers mon bureau que je me retourne pour le retourner dans un cris de rage vaguement retenu en un râle. Dans le même mouvement, je pivote pour lui faire face à nouveau et pointer un doigt menaçant sous son nez comme on le ferait pour reprendre un marmot qui aurait dépassé les bornes.«  Merde Richard. Tu veux parler à ton frère? Mais estimes toi heureux de l'avoir sous les yeux ce soir. Si c'était pas toi je... Merde... Tu peux pas picoler comme tout le monde ? Ou je sais pas moi... te payer des prostituées quitte à te contenter de leur parler sans rien faire ? J'en sais rien moi mais pas … ça...  » Ma colère se mêle peut à peu à autre chose. Un sentiment que je ne connais que trop bien quand il s'agit de cet imbécile. De la culpabilité. Pas de lui passer un savon, ça il le mérite et plutôt mille fois qu'une, non, celle de n'avoir pas vu plus tôt qu'il avait entamé une longue descente aux enfers.




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Richard Peyton
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MessageSujet: Re: Je suis en pleine forme, frangin...{Thomas & Richard}   
Lun 10 Oct - 6:48



"Je suis en pleine forme, frangin..."



Bah, mince alors. Il ne réagit pas. Enfin pas tout de suite. Parce qu'il finit pas bouger mon frangin. Et pas qu'un peu. Il se jette littéralement sur moi, en fait. Il se retient de hurler, je le vois bien. Je l'entends aussi. Faut dire que je commence à comprendre comment il fonctionne. Il me colle contre le mur, me tenant par le col de ma chemise. Il me demande depuis combien de temps je me bousille la santé et l'esprit. Si seulement il savait le voilà qui me menace. Bien sûr que je sais comment il a congédier la dernière recrue à avoir sombrer. Il oublie que j'étais là ? Il me lâche finalement pour apprendre à voler à son bureau. Rien de tel que de voir son demi-frère tout casser pour redescendre d'un trip vitesse grand V.

Il se retourne finalement vers moi et me pointe du doigt comme un gamin. Il continu sa morale en me demandant pourquoi je ne bois pas comme tout le monde. Ou pourquoi je ne vais pas aux putes. Mais si seulement il savait… si seulement il pouvait ce douter de ce que je vis depuis des mois. Je me rhabille un peu, profitant pour chercher comment lui dire. Sauf que si lui se retient, moi je laisse parler ma colère. Je ne crie pas non, je me contente de lui parler sur un ton qu'il n'aimera sans doute pas.
« Alors tue-moi, Thomas... » Il se retourne vers moi, sans doute prêt à me frapper pour me remettre les idées en place, mais je ne lui laisse pas le temps de faire quoi que ce soit. « Tu n'as aucune idée de ce que je peux vivre depuis des mois. Aucune. C'est bien au-delà de la douleur physique. C'est… tu n'as jamais eu à dépendre d'autre personne pour les gestes du quotidien… » Je me suis rapproché de lui, sans même m'en rendre compte. Une chose est claire, la tension est à son comble. « Tu ne sais pas ce que c'est qu'avoir peur de se coucher, parce qu'on sait ce qu'on va revivre dans la nuit. Tu sais pas ce que ça fait de paniquer à chaque bruit. C'est pas ton corps, ni ton esprit qui ont été brisé. » Je m'éloigne de nouveau de notre mentor, me collant au mur. « Comme si ma vie n'étais pas assez compliqué comme ça. Comme si vivre dans une société qui se débarrasserais de moi à la première occasion ne suffisait pas. » Je sais que c'est risqué de lui parler de ça. Mais je sais pas… je crois que j'en ai besoin. Puis si ça se trouve il ne relèvera même pas.

« Alors ai pitié de moi, Thomas. Achève-moi. Tu pourras retourner à ta foutue Confrérie. Vu qu'elle est la seule à compter pour toi. J'ai jamais voulu en faire partie, j'ai fais ça pour ton père. Alors protège là… ou mieux encore. Laisse-moi partir. Laisse-moi sortir de ton bureau. J'irais mettre fin à mes jours et tout tes problèmes seront réglés, les miens aussi... » Je me suis laissé glissé au sol et cette fois des larmes perlent à mes yeux. Lui ne bouge pas, comme sonné par ce que je lui dis. Sans même le vouloir vraiment j'en rajoute une couche. « J'en peux plus Thomas… je veux juste que tout s'arrête… je voudrais m'en sortir, mais je sais pas comment faire. Je sais que j'aurais pas dû commencer, je sais que j'ai pas le droit de te demander ça… mais… aide-moi… pitié... »


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Thomas Peyton
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MessageSujet: Re: Je suis en pleine forme, frangin...{Thomas & Richard}   
Lun 14 Nov - 22:43



"Je suis en pleine forme, frangin..."



J’ignore pourquoi j’ai cité ces exemples-là de… palliatifs, passe-temps, que sais-je encore. Ils sont les premiers à m’être venus à l’esprit, ceux que les gens se trouvent d’ordinaire. Ou se trouvaient du moins, avant que cette gangrène ne prenne racine à Londres. Et sans aller chercher dans ces dérives onéreuses, personne n’est assez stupide pour croire que l’alcool même bon marché ou les filles s’obtiennent pour rien, il aurait tout aussi bien pu faire comme son acolyte scandinave que je sais trainer dans ces entrepôts désaffectés où les hommes se changent en chiens le temps d’un combat. Même ça, j’aurais toléré. Qu’il se fasse casser quelques dents lui aurait peut-être remis la tête sur les épaules. Mais pas l’opium. Tout mais pas l’opium. Y a qu’à voir dans quel délire il part ensuite pour me répondre. Moi j’ai trop vu de types dans son état défiler dans les couloirs de l’hôpital pour m’en étonner et pourtant.. pourtant et parce que c’est lui, j’ai ce pincement au cœur, cette boule au ventre et mon esprit tente de rationaliser ses paroles irraisonnées. Que je le tue ? Je ne lui ferais pas le plaisir de lui répondre bien qu’une grande part de moi voudrait à la fois le gifler pour chasser cette idée de ses pensées et le serrer dans mes bras jusqu’à ce qu’elle parte d’elle-même.

Bien sûr que je ne pourrais pas me mettre à sa place quand bien même je passerais des années dans des bouquins de cette science récente qu’est la psychologie.  Il évoque des choses que j’ai elles aussi croisé à de nombreuses reprises dans les étages supérieurs et d’autres que.. et bien qui n’appartiennent qu’à lui. Aussi s’il me serait facile de lui dire que dépendre des autres ne fut qu’une torture éphémère, je ne peux en revanche pas lui assurer qu’il en soit ainsi pour les cauchemars dont il parle. Il y a cependant une énigme à laquelle je ne trouve pas de réponse dans son charabia. Est-ce la drogue qui lui fait dire que la société se débarrasserait de lui à la première occasion ou est-ce plus profond ? Je m’attarderais bien là-dessus mais il ne m’en laisse pas le temps, rebondissant aussi sec ou presque sur une absurdité que dans cet état ou non je ne peux tolérer mais dans son délire il termine sur un ton tout à fait différent qui me glace le sang en donnant un tout autre sens à ce qui venait de me mettre hors de moi. Pitié qu’il dit. Mais c’est tout autre chose qui dicte mes gestes comme je me dirige vers une des armoires pour en tirer un flacon de verre orangeâte dont l’étiquette est à demi passée.

Et c’est avec le flacon en main que je viens me laisser glisser à sa gauche en soupirant.
« Bois ça pour commencer. Ça pue, c’est infecte, mais ça te remettra un peu les idées en place. Un peu seulement. Ça te servira de leçon. »  Mon ton se veut moqueur mais j’ai du mal à jouer ce genre de personnage cynique dans la situation qui est la nôtre. Ses mots, ses mots ont fait bien plus que me perturber, ils m’ont mis face à une réalité que je refusais de voir depuis trop longtemps. « Mes problèmes seront loin d’être réglés si tu n’es plus là tu sais. » Nouveau soupire et mon regard se perd dans le désordre qui règne dans la pièce depuis mon excès de rage de tout à l’heure. « J’ai besoin de toi bien plus que tu n’auras jamais besoin de moi mon frère. Ma foutue Confrérie comme tu le dis si bien, elle me tuera, j’en ai l’intime conviction depuis longtemps déjà. Mais il y a une chose qu’elle n’aura pas, c’est ce qui nous diffère des Templier : mon humanité. Et ça.. ça mon frère, j’ai besoin de toi bien plus que tu ne le crois pour la garder. Tu n’es pas que mon bras droit, tu es ma conscience. Ta jeunesse, ta fougue et tes idées, j’ai besoin de tout ça pour ne pas devenir fou. Mon père, quoi que tu en penses, il savait ce qu’il faisait en te demandant de nous rejoindre et de m’assister. J’ai besoin de toi…. » Je ne relève pas son choix de pronom, l’appuyant au contraire. Nous savons tous les deux, la belle affaire, nous n’avons pas besoin d’en parler, je n’ai pas besoin d’en parler.

« J’ai besoin de toi mais regarde-moi.. incapable de voir combien tu étais perdu, incapable de t’aider. Celui de nous deux qui devrait faire des cauchemars, Richard, c’est moi. Parce que je t’ai laissé tomber. Parce que si j’avais su me rappeler que tu étais mon frère avant d’être tout autre chose.  Alors tu crois que mes problèmes seront réglés si tu disparais ? C’est tout l’inverse vois-tu. Si tu disparais, si tu baisses les bras aujourd’hui sans que j’ai pu ne serais ce que tenter de me racheter… crois moi la loque que tu crois être n’est rien à côté de celle que je serais. » En voilà des aveux que je n’aurais jamais cru pouvoir faire. Mais ils ne sont rien si je ne prononce pas la promesse qui les accompagne. « Alors de pitié, Richard, tu n’en auras aucune. Simplement les excuses d’un frère si tu les acceptes, et la promesse suivante. Je suis là. Pas seulement le Maitre, mais le frère ; celui que j’ai oublié d’être. Ce que tu disais tout à l’heure, ma.. foutue Confrérie..  ce qu’elle nous as déjà pris, je te fais le serment qu’elle ne nous prendra pas ça. Mon père, ton père, la belle affaire, ne sommes-nous pas frères pour autant ? Je l’ai oublié trop longtemps, pardonne-moi si tu le peux. »





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Richard Peyton
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≡ Pamphlets : 78
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MessageSujet: Re: Je suis en pleine forme, frangin...{Thomas & Richard}   
Mar 15 Nov - 9:42

Moi qui pensais qu’il allait hurler, s’énerver au possible, mais rien… il ne fait rien si ce n’est de se diriger vers son armoire. Il en sort une fiole en verre qu’il vient me tendre. Il se laisse glisser le long du mur pour se mettre à ma hauteur. Je bois ce qu’il me donne et manque de vomir. Il a raison, c’est infect. D’un autre côté ça me fait redescendre de mon trip assez efficacement. Je n’ai pas le temps de lui dire quoi que ce soit qu’il commence un véritable discours. Pour commencer il m’annonce que ses problèmes seront loin d’être réglé, au contraire. Je l’écoute sans vraiment le comprendre en fait. Je ne vois pas comment il pourrait avoir plus besoin de moi que moi de lui. Mais en même temps il ne sait pas tout sur, moi. Il ne sait pas à quel point j’aurais besoin de son soutient. Peut-être que justement c’est aujourd’hui que je dois lui en parler.

Il me dit qu’il est persuadé que la Confrérie le tuera un jour, mais je suis là pour qu’il garde son humanité malgré tout. Mais… je n’ai pas le temps de lui dire qu’il a toujours Ophélia avec lui, qu’elle ne le laissera jamais tombé, elle faisait partie des nôtres en plus. En plus il me dit qu’il a besoin de ma jeunesse et de ma fougue… il au courant que je vais vieillir… et puis le voilà qui insiste en parlant de son père. Il est donc au courant, parfais, au moins un sujet dont nous n’aurons pas besoin de parler. Il me restera juste à savoir s’il sait qui est mon père. Enfin ça je verrais plus tard.

Il fait une micro pause avant de reprendre et là… je bloque complétement. Il me la fait à la Tobias là, à s’en vouloir. Je le regarde sans bouger, mais qu’est-ce qu’il me raconte là ? Il ne m’offre pas sa pitié, mais des excuses. Sauf que cela, je n’en veux pas. Je ne veux pas qu’il se sente responsable. Il veut que je le pardonne, mais… je secoue la tête, les larmes au bord des yeux.
« Tu n’as rien à te faire pardonner, Thomas. C’est moi qui me suis replié sur moi-même. C’est moi qui me suis isolé. Je ne suis pas aussi fort que tu crois… que je croyais... » A mon tour je fais une petite pause avant de reprendre sans le laisser me répondre… chacun son tour. « Il y a des choses que tu ne sais pas sur moi… j’aimerais que tu le saches, mais… j’ai peur de le dire… mais pour commencer j’ai besoin de te le dire… j’en ai retrouvé un Thomas… j’ai fait ce que je ne pensais pas faire un jour. J’ai tué par vengeance, par colère. Le corps est dans un container abandonné sur les docks… »
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Je suis en pleine forme, frangin...{Thomas & Richard}

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