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 Euh... bonjour ? {Thomas & Maxine}



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Maxine Warner
"Vigile"

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≡ Pamphlets : 14
≡ Arrivée à Londres : 24/05/2016



MessageSujet: Euh... bonjour ? {Thomas & Maxine}   
Lun 20 Juin - 23:10



"Euh... bonjour ?"



Je sais que voler c'est mal. Mais je n'ai pas vraiment le choix. Ma tante est malade et le salaire de mon oncle ne suffit pas à payer les médicaments. J'ai rien trouvé d'autre. Alors je suis rentrée discrètement au London Hospital. Je compte pas prendre grand-chose. Juste une petite boîte. Je sais ce que je cherche. Je sais pas vraiment pourquoi, mais je suis doué pour retenir les noms des médicaments et comprendre quand et combien en donner. Tata me dit que je devrais devenir infirmière, mais nous n'avons pas les moyens. C'est beaucoup de travail et puis il faut bien que je trouve un petit boulot pour les aider. Ils veulent pas que je me tue au travail, mais je ne supporte pas de rester sans rien faire. Seulement s'ils apprennent que je vole… non il vaut mieux qu'il ne l'apprenne pas.

Toujours est-il qu'entrer dans l'hôpital fut plutôt simple. Il est pas spécialement protéger. C'est d'ailleurs ce qui me gêne un peu dans l'histoire. Vu le quartier il devrait protéger tout ce qui a de la valeur. Notamment les médicaments. Bon j'avoue que cela m'arrange pour le coup, mais tout de même je trouve ça bizarre. Il doit sans doute y avoir une explication, mais cela ne me regarde pas vraiment. Je cherche la réserve en faisant en sorte de ne pas me faire remarquer. Elle doit bien être facilement accessible au cas où. Enfin c'est ce que je trouverais le plus logique. Mais après tout je n'ai que 18 ans comme on me le fait si souvent remarqué. Je ne suis encore qu'une enfant pour certain, pour d'autre je pourrais déjà me faire pas mal d'argent. Mais ça c'est hors de question.

Je me déplace toujours dans les couloirs, cherchant à trouver cette foutue pièce. Je pense à plein de chose. Ma tante à la maison qui va passer la fin d'année au lit. Elle tousse beaucoup. Le médecin qu'on a pu payer pour venir à dit que c'est pas trop grave. Pour l'instant. Mais sans les médicaments.. je ne sais pas ce qu'on va faire sans. Cela pourrait empirer. Mais si je me fais prendre et que la police est prévenue ? Ça va être pire. Non je dois pas y penser et me concentrer. En plus je me retrouve face à la porte, fermée bien-sûr. Seulement il en faut plus pour m'arrêter. J'ai appris quelque petites astuce à force de me balader dans East End. Alors ouvrir la porte est pas trop compliqué. Et puis c'est une serrure simple. Rien de bien méchant en soit.

Je prend soin de fermer derrière moi, passer le plus inaperçue possible voilà ce qu'il faut. Doucement je commence à chercher les médocs.. juste de quoi tenir jusqu'à ce que mon oncle ai son salaire. Sauf que cette fois je n'ai pas de chance. Ils sont trop haut pour moi. Alors je prends la chaise à côté de moi. Je prend ce qu'il me faut et je file. Enfin ça, c'est mon plan. Dans les faits c'est pas vraiment ce qu'il se passe. La porte s'ouvre et me fait sursauter. Me voilà alors sur les fesses face à un médecin pour le moins surpris de me voir là. Je crois que cette fois je suis en galère...


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Thomas Peyton
"Maître Assassin"

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≡ Pamphlets : 211
≡ Arrivée à Londres : 28/06/2015



MessageSujet: Re: Euh... bonjour ? {Thomas & Maxine}   
Mar 11 Oct - 21:58



"Euh... bonjour ?"






Un hiver de plus à Londres. Un hivers de plus à passer pour voir venir l’année suivante et ainsi de suite. De l’autre coté de la ville, on se causse autour d’une cheminée chatoyante, un verre de cognac français dans une main, un cigare dans l’autre, en repensant aux joyeuses après midi champêtres de l’été passé et ici… Ici on s’active, on cherche qui aurait la grâce d’offrir un emploi et un salaire, trois fois rien, une misère, de quoi agrémenter l’eau du potage que l’on partage parfois avec l’immeuble entier ou de quoi s’offrir un morceau de laine pour ne pas mourir de froid une fois endormis. La bas, on parait, ici on s’efforce simplement d’être et de le rester. Tel est le quotidien d’un hivers à Londres, tel est mon quotidien à moi qui connais tant le recto que le verso de cette carte postale qu’on veut nous faire prendre pour réalité. Si les beaux quartiers s’apprêtent à passer Noël dans le faste et l’opulence, l’East End semble avoir depuis longtemps perdu le gout de la fête. Et pourtant, sous les visages émaciés et les traits tirés par la fatigue, derrière les murs gris et sinistres, je sais qu’il subsiste quelques âmes pour se raccrocher encore à ces détails du calendrier, ces bribes d’espoirs et de joies au milieu des tourments. Ophélia en fait partie, ma tendre épouse est une éternelle romantique, une optimiste de tous les instants que j’ai parfois du mal à suivre. Mieux encore, elle fait partie de ces gens qui on, quoi qu’il leur en coute, le cœur sur la main ; de ceux qui laisseraient leur porte ouverte aux quatre vent pour le cas où un pauvre erre eu besoin de s’abriter. Dieu sait qu’il m’en coute de briser dans l'œuf ces grands élans de générosité mais je suis bien foré de la reprendre pour sa propre sécurité. Elle sait pourtant tout aussi bien que moi de qui et de quoi sont peuplées les rues de cette ville à l’heure du loup. Elle faisait partie de la Confrérie bien avant d’être ma femme.

Ainsi aujourd’hui l’ai-je autorisée à m’accompagner ici pour s’en donner à cœur joie. Oh pas qu’il y ait quoi que ce soit de très réjouissant dans cet hôpital bien trop mal équipé à mon gout, non. Bien au contraire. Je trouve des plus déplorable qu’il nous faille presque supplier à genoux pour espérer entrevoir ne serait ce qu’une promesse de subvention quand les dons pleuvent à qui mieux mieux sur les hôpitaux du entre et des beaux quartiers. Mon père a passé toutes ses économies dans la rénovation de ce lieux et si j’aimerais pouvoir me vanter à mon tour d’un tel sacrifice il ne me reste hélas que tu temps à offrir aux patients de l’East End. Du temps et le soutient bénévole de mon épouse et de quelques bonnes âmes venus prêter main forte à l’approche des fêtes. Elles ne sont pas infirmières, la plupart sont secrétaires, femme de maraicher, ou de poissonnier, elle aident simplement du mieux qu’elles peuvent, par compassion, comme pour me faire mentir quand je prétendais ne plus rien voir de ce coté de la ville que la noirceur et le désespoir.  

Je suis aux prises avec un bambin fiévreux, avec sa mère plutôt, trop inquiète pour rester en place alors que l’enfant lui se tient patiemment en silence, lorsque l’une d’elle vient me trouver, affolée.
« Monsi… Docteur Peyton, je suis soulagée de vous avoir trouvé. L’une de vos infirmières m’a demandé d’aller lui chercher ceci mais j’ai du mal noter ses instructions et me voila perdue. Je serais bien incapable de retrouver la salle dont elle m’a parlé. » Elle me tend un papier sur lequel ont été griffonné à la hâte quelques indications et une liste de produits dont la dite infirmière doit manquer. Diantre ! Cette femme est elle folle pour envoyer une des bénévoles d’Ophélia tout droit à la réserve ? «Je vais m’en charger Miss Dawn, retourner voir votre responsable et dites lui que j’arrive. » Je m’efforce de lui sourire poliment quand je voudrais bondir en hurlant après l’inconsciente qui me sert de collègue. Mais cette pauvre Miss Dawn n’y est pour rien, pas plus  que mon jeune patient et c’est avec regret que j’en confie la garde à l’étudiant qui me tenait compagnie. Il saura s’occuper de la suite, je lui fait confiance pour cela.

La réserve se situant quelques couloirs plus loin, j’atteins rapidement mon but avec la ferme intention de me servir tout aussi prestement et d’aller passer un savon à cette infirmière trop peu prudente. Ces bénévoles sont de braves femmes dans l’ensemble mais je ne sais que trop bien ç quel point il est difficile de résister à l’appât du gain dans cette ville ; et les produits pharmaceutiques représentent un marché plus que juteux. Ainsi disais je c’est avec une certaine poigne, guidé par cette colère qui refuse de passer, que je m’apprête à ouvrir la porte. A ma grande surprise, elle s’entrouvre à la simple pression de ma main sur la poignée avant même que ma clef n’atteigne la serrure. Allons bon,  l ne manquait plus que cela.
«Si je tenais le triple imbécile qui a oublié de referm… » Je me fixe tout net, les mots encore en suspend sur mes lèvres devant la scène qui se déroule presque au ralenti. Du haut d’une chaise où elle s’était juchée pour atteindre les étagères hautes, une toute jeune femme vient de chuter à mes pieds. Et je grimace malgré moi en entendant le choc lorsqu’elle heurte le parquet. Elle a l’air d’aller bien, sonnée tout au plus, mais je me précipite pour l’aider à se relever. Un mélange d’éducation et de déformation professionnelle sans doute. «Vous ne vous êtes pas fait mal j’espère ? Je ne saurais pardonner à cette petite sotte de vous avoir envoyée ici pour elle si vous deviez repartir avec quelques fractures. Donner de votre temps libre est déjà suffisant, nul besoin d’y ajouter de votre personne. » Car elle fait partie des volontaires, c’est certain. Que viendrait-elle faire ici sans cela et comment serait elle entrée. « Donnez moi le nom de votre responsable et rendez moi ses clefs, croyez bien que je saurais lui rappeler que vous êtes ici pour aider et non pour servir de pigeon voyageur. » J’espère de out cœur qu’il s’agit de la même écervelée qui envoyait Miss Dawn car je ne pourrais me permettre de renvoyer deux infirmières le même jour.  





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