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 Muse et Walkyrie ~ feat Eden



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Andrew Paterson
"Monsieur tout le monde"

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≡ Pamphlets : 178
≡ Arrivée à Londres : 01/07/2015



MessageSujet: Muse et Walkyrie ~ feat Eden   
Jeu 2 Juin - 22:38



" Muse et Walkyrie "


Wagner... Rien que son nom me colle des frissons. Bien que l'auteur que je suis ne puisse nier une passion pour la narration de Verdi et que seul un fou prétendrait ne rien trouver d'épique à ses Nabucco et Aïda, Wagner reste le maître incontesté en la matière. Il est vrai bien sûr que j'aurais trouvé plus approprié d'offrir à ma Muse un ballet tel que le Lac des Cygnes , chef d' œuvre s'il en est. Seulement l'opéra ne propose rien de tout cela ce temps ci et mon cœur amoureux ne pouvait souffrir plus d'attente avant de lui offrir une soirée digne de ce nom. J'ai gagné son cœur par je ne Sais quel miracle encore mais je m’interdis de vive sur mes acquis. Et tout particulièrement en ce qui la concerne. Elle ne m'appartient pas, elle ne m'appartiendra jamais, l'amour n'a rien à voir avec la possession. Bien au contraire. Et sachant cela, je veux continuer à lui prouver combien elle m'est chère et combien mon cœur lui est dévoué. Oh je sais... la soirée à l'opéra peut paraître un cliché bien fade mais je sais mon Eden une femme cultivée et susceptible d'apprécier l'œuvre à sa juste valeur bien plus que les mondanités barbantes qui vont malheureusement de pair avec.

Ainsi j’ai fait réserver un balcon pour nous à la représentation de ce soir. Trois places. Ma muse, un chaperon dont Mère a laissé le bon soin de choisir à Mme Snow, et moi-même. Je ne suis pas le genre de jeune homme à avoir besoin de ces choses-là, un chaperon je veux dire. D’autant que je tiens bien trop à elle pour me conduire de la sorte. Mais c’est quelque chose qui se fait, surtout quand on est… quels furent les mots de Mère ? Ah oui… civilisés. Alors soit, chaperon il y aura. Ça ne m’empêchera en rien de savourer la soirée passée aux cotés de ma tendre Eden. D’ailleurs, chaperon ou non, me voilà tremblant d’impatience, la main figée dans l’action comme je vais pour frapper à sa porte. Allons Andrew, vous avez tous deux dépassé ce stade-là. L’heure n’est plus aux enfantillages, à cette panique idiote comme si elle allait me refuser cette soirée. Nous en avions convenu, elle m’attend. Et si elle avait quelques indispositions, un empêchement soudain… non, elle m’aurait fait prévenir. Stupide, stupide gamin que je fais, hésitant encore quand je n’ai plus à douter.

Je finis par toquer, puis reculer d’un pas, surveillant d’un œil le chauffeur du fiacre qui nous attend. Ce soir, je n’ai pas mon gardien habituel, Père avait besoin de ses services ailleurs. Mais qu’importe, j’ai comme l’impression qu’il a engagé quelqu’un en qui il a toute confiance pour garder un œil sur moi bien que Mère ait tout arrangé pour qu’il n’ait pas à s’inquiéter pour moi. Il est comme ça, malgré tous les efforts qu’il a pu faire ces derniers temps, c’est un point sur lequel il ne changera probablement jamais. A moins que ce soit elle… qu’elle ait voulu doubler ses précautions… toujours est-il que ce chauffeur-là ne me lâche pas des yeux, pas un instant. Il craint quoi ? Que je me sauve en courant ? Et je suis tant occupé à ces considérations que j’en sursaute quand la porte s’ouvre derrière moi.





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Eden Snow
"Madame tout le monde"

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≡ Pamphlets : 406
≡ Arrivée à Londres : 02/07/2015



MessageSujet: Re: Muse et Walkyrie ~ feat Eden   
Mar 7 Juin - 12:17



" Muse et Walkyrie "


Une soirée merveilleuse. Comment pourrait-il en être autrement ! Une sortie à l’Opéra en compagnie d’un homme dont la seule présence illumine chaque seconde que je passe auprès de lui. Bien que j’aurais préféré qu’il n’y eût que nous, que craignait-on à nous laisser seul au milieu de tous ces spectateurs ? Je m’imaginais déjà, tenir sa main – en toute discrétion bien entendu – afin de profiter plus encore de ce moment. J’espérais tout de même en avoir l’opportunité.

Pour cette occasion, Mère s’était adressée à l’une de ses amies, Madame Lewis. Je songeais à proposer que Lucy nous accompagne, et peut-être qu’elle-même ne serait pas venue seule. Mais elle roula des yeux et refusa catégoriquement.

– De quoi donc avez-vous peur mère ?

– Il est de mon devoir de m’assurer que tout se déroule au mieux pour toi, mais également aux yeux de la bonne société. C’est très important, bien que contraignant parfois.

Mais son choix me laissait perplexe. Madame Lewis était une femme tout à fait charmante bien que… quelque peu originale et faisant preuve d’un sens de l’humour assez particulier. Et si l’on pouvait me voir comme étant une personne curieuse de nature, j’avais trouvé mon mentor avec elle. Elle appréciait taquiner, questionner. Oh gentiment bien entendu et rarement sur des sujets épineux ou qui fâchent vraiment. Mais combien de fois s’était-elle lancée à tenter de comprendre pourquoi je n’étais pas encore fiancée ou pourquoi je me bornais à vouloir travailler. Alors j’imaginais combien elle fut heureuse d’accepter de nous accompagner et enfin connaître l’heureux élu.

Épouse exemplaire, ses enfants ayant désormais tous quitté le nid à présent, elle prendrait certainement son rôle très à cœur. Et ne manquerait pas de procéder à ses petites investigations. Elle patientait dans le salon, à papoter avec mon père alors que Mère terminait de m’aider à me coiffer. J’avais opté pour un chignon bouclé, ce qui avait pris pas mal de temps. L’on frappa à la porte, j’en sursautai de joie et me levai. J'en avais le cœur battant. Immédiatement je fus remise à l’ordre, sans brusquerie cela dit.

– Esther va lui ouvrir.

C’est du moins, ce que nous pensions tous, pourtant Madame Lewis la devança haut la main.

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Andrew Paterson
"Monsieur tout le monde"

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≡ Pamphlets : 178
≡ Arrivée à Londres : 01/07/2015



MessageSujet: Re: Muse et Walkyrie ~ feat Eden   
Jeu 28 Juil - 7:37

navrée:
 




" Muse et Walkyrie "


J’étais déjà perdu dans mes pensées, ne prêtant pas assez d’attention à la porte à laquelle je venais de frapper, mais plus que le mouvement de cette dernière, c’est le visage qui m’accueille qui me surprend. Je m’attendais à voir apparaître Esther ou ma Muse elle-même, mais la femme qui m’ouvre m’est totalement inconnue. Tant et si bien que je me surprends à reculer d’un pas pour inspecter la façade et m’assurer de ne pas m’être trompé de porte dans mon empressement ou perturbé par la présence de ce chauffeur indiscret. Pourtant je me rends rapidement à l’évidence, il s’agit bel et bien de la demeure de ma si chère Eden. Alors quoi ? Esther aurait-elle pris quelques congés et celle-ci serait sa remplaçante ? Est-ce une tante, ou quelque autre parente éloignée venue rendre visite aux Snow pour profiter du printemps londonien ? Puis je me ressaisi bien vite. Qui qu’elle puisse être, elle semble suffisamment liée à la famille pour pouvoir se permettre d’ouvrir avec tant d’empressement et il me faut faire bonne impression. Pour mon nom et pour ne pas mettre mon Ange dans l’embarras. Une élégante révérence, un salut qui convient en toute occasion et en tout lieu, puis je réfléchis à la meilleure manière de me présenter. Andrew Paterson bien sûr, il y a longtemps que j’ai relégué ce cher André Smith au placard. Et jetant un dernier coup d’œil à la voiture, je ne fais qu’une seule requête à cette femme inconnue venue m’ouvrir. « Pouvez-vous annoncer à Miss Snow que Monsieur Paterson est arrivé je vous prie ? » Monsieur Paterson… il m’est étrange de me présenter de la sorte mais c’est ce que je suis après tout, et ce Monsieur me différencie de Lord Paterson mon père. Formulations et hiérarchie grotesques mais quelque peu bien élaborés au final.

Toujours est-il que cette femme étrange me fait entrer, après m'avoir semble-t-il observé sous toutes les coutures comme on le ferait avant d’acquérir une bête sur une foire de campagne, comparaison qui me met mal à l'aise au plus haut point quoi qu’elle soit la première chose qui me vienne à l'esprit. Et je commence à craindre quelque traquenard, me surprenant à envisager l'absence de ma Muse en ces lieux ou la présence de toute une foule de cousins et autres parents venus jouer les cousins pour découvrir l'homme qui se cache derrière mon nom et qui va leur ravir leur Eden. Ce sont des choses qui se font après tout, et quoi que cela me surprendrait bien de la part des Snow, je ne pourrais pas réellement les en blâmer. A mon grand soulagement, que je ne parvient pas à cacher lorsqu'un soupire rechape de mes lèvres, il n'y a au salon que ma tendre amie et ses parents. Mais si cela m’enlève un poids, l’énigme reste entière. Esther se tenant elle aussi dans la pièce, qui donc est cette inconnue qui continue de m’étudier sous toutes les couture, un rictus marquant à présent le coin de ses lèvres. Je ne parviens à comprendre qu'une fois que Mrs Snow a entrepris les présentations et la réponse me frappe telle une évidence à peine a t-elle prononcé le nom de cette amie de la famille qui nous accompagnera ce soir. Tu n'es qu'un imbécile Andrew, c'était pourtant évident. Ainsi voilà donc le chaperon que Mr Snow, avec la complicité de son épouse, à n'en pas douter, nous a choisi pour la soirée.
«  Vous me voyez enchanté de faire votre connaissance Mrs Lewis. J'ose espérer que Wagner sera à votre goût ce soir, je m'en voudrais de vous imposer un opéra aussi long dans le cas contraire. » Pas que je souhaite modifier notre programme à sa convenance mais je tiens à mettre les formes et la politesse qu'il se doit pour faire bonne impression. Elle semble curieuse et bien décidée à jouer son rôle dans les règles de l'art alors autant me la mettre dans la poche d'entrée de jeu.

Elle me rassure sur ce point bien qu'une part de moi ne peux s’empêcher de penser qu'elle ment un peu, par politesse également certainement. Qu'importe puisqu'il me semble que ma Muse elle, attend cette soirée avec impatience. Le reste n'a pas d'importance. En revanche, et bien que je sois pas pressé de retrouver le chauffeur qui nous attend, je suis contraint de refuser le thé que propose la maîtresse de maison.
« Je crains que nous nous mettions en retard si nous laissons quelques sujets de conversation nous entraîner et nous faire perdre le fil des heures. Avouez qu'il s'agirait là d'un comble pour les horlogers de renoms que vous êtes. » Par vous, ma plaisanterie incluait bien entendu mon Eden. Mon Eden à qui je laisse le temps de souhaiter une bonne soirée à ses parents avant de lui tendre mon bras et de lui glisser quelques mots à l'oreille. « Je crains que notre amie ne soit pas la seule à nous suivre ce soir. Et sa compagnie sera certainement bien plus plaisante que celle que je me vois contraint de vous imposer moi même. » Je n'ai pas le temps d'en dire plus que nous sommes interrompu et qu'elle a l'occasion de voir par elle même quel drôle de personnage aigri et froid m'accompagne ce soir. Le chauffeur impatient et inquiet est venu à son tour frapper à la porte.




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Eden Snow
"Madame tout le monde"

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≡ Pamphlets : 406
≡ Arrivée à Londres : 02/07/2015



MessageSujet: Re: Muse et Walkyrie ~ feat Eden   
Mer 16 Nov - 21:03



" Muse et Walkyrie "


Les sévères et incontournables conventions auraient pu dicter qu’il était mal venu de sourire lors de l’arrivée de son rendez-vous que je n’aurais pas pu m’y plier. J’espérais sincèrement qu’Andrew plaise à madame Lewis. Quelle drôle d‘idée d’ailleurs de songer que ce ne serait pas le cas. Ce devait être dû à cette impression qu’elle ne fut pas à son premier essai quant à accompagner une jeune fille. Le précédent se serait-il mal passé ? Pour ma part, j’étais confiante, je redoutais juste ses questions indiscrètes.

Jusque là, elle semblait conquise. Ne le montrant pas vraiment, mais si elle avait laissé s’avachir les coins de ses lèvres, ç’aurait été le signe de sa désapprobation. Or elle souriait. Discrètement, terriblement plus réservée que moi pour le coup, mais elle n’était pas contrariée. J’embrassai mes parents qui nous souhaitèrent de passer une bonne soirée et suivit mon aimé, prenant connaissance de ce qu’il me glissa à l’oreille. Tiens, ce n’était pas Peter ni la voiture qui nous accompagnerait ce soir. Tant qu’il ne viendrait pas à nous accompagner jusqu’à la loge pour y ronfler tout du long, c’était tout ce qui importait.


– Je craignais que vous ne soyez venu dans cet étrange attelage, terriblement bruyant. Madame Snow m’en avait tellement parlé. Rien n’est mieux que le traditionnel, n’est-ce pas ?

Si mère lui avait touché un mot ce devait probablement être de ma faute tant je leur avais décrit l’engin de toutes les manières possibles depuis qu’il m’était apparu. À tel point que j’eus peur que l’on ne songe un instant à ce que je sois plus enjouée à revoir cette machine que Andrew lui-même. Ce qui était totalement faux bien entendu, mais aurais-je été écoutée sans voir la stupeur plutôt que de l’amusement sur leur visage si j’en avais fait autant l’éloge ? Non, celles-là, je préférais les garder pour moi.

Madame Lewis monta en premier lieu et je la suivis, aidée par une main secourable que je serrai légèrement au passage avant que son propriétaire ne s’installe à son tour. Quelques mots et nous voilà en route. Même sans le vrombissement d’un moteur, cette sortie avait des accents romantiques. Dommage qu’il fallut que nous la partagions.

Nous étions dans les temps, l’avant du théâtre était encore peuplé de quelques arrivants se saluant et s’apprêtant à y entrer.


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Andrew Paterson
"Monsieur tout le monde"

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≡ Pamphlets : 178
≡ Arrivée à Londres : 01/07/2015



MessageSujet: Re: Muse et Walkyrie ~ feat Eden   
Mer 18 Jan - 21:50



" Muse et Walkyrie "


Si je pense pouvoir deviner à ses regards et son sourire que cette chaperonne imposée par la bienséance, quoi que probablement inutile au vu de ce que nous avons déjà vécu mon Ange et moi ces derniers mois, si je pense deviner disais-je qu’il me sera aisé d’éviter de m’en faire une ennemie, je sais déjà qu’il sera bien plus compliqué de se défaire des regards inquisiteurs de ce nouveau chauffeur. Et quand bien même nous ayons l’intention de nous soustraire à l’attention de Mrs Lewis, là où Peter nous aurait probablement conduits sans broncher où bon nous semblerait quitte à en essuyer les plâtres plus tard, rien de tout ceci n’est envisageable ce soir. Quoi que… une idée me trotte dans le crane depuis quelques jours déjà et que j’aimerais mettre en place.

Ainsi pour finir d’amadouer tout à fait Mrs Lewis, nous la laissons prendre place la première à bord du fiacre où elle s’installe dans le sens de la marche. Quant à ma Muse, c’est en la couvant d’un de ces regards à la fois bienveillants et ridiculement amouraché dont on pourrait ne plus croire capable un jeune homme passé ses treize ans, que je l’aide à monter à son tour. Une main tendue, un regard, un sourire niais, rien qui mérite qu’on s’y attarde et pourtant, bien que j’aie parfaitement conscience du ridicule de mes actes, mon imagination me renvoie une toute autre scène digne d’un conte de fée. Mettons cela sur le compte d’une déformation professionnelle ou quelque chose d’approchant. Je m’installe face aux deux femmes, dos au chauffeur, et je me contente d’une banalité de plus.
« Nous avons la chance d’avoir un ciel clément ce soir. » Diantre ! Voici que je me retrouve à en perdre mon verbe habituel et je me surprends à prier en silence pour que ma tendre Eden ne m’en tienne pas rigueur. Banal moi ? Pourvu qu’elle n’en vienne pas à le penser, à s’imaginer que tout le reste n’était que poudre aux yeux pour masquer ce défaut qui la connaissant serait rédhibitoire. Elle mérite tellement mieux que... la banalité.

Si le trajet se passe bien, bien que tout perdu que j’étais tantôt dans mes pensées, tantôt dans les grands yeux bleus de mon aimée je ne l’ai pas vu défiler, c’est une toute autre chose une fois arrivés sur place. Nous ne sommes pas en retard, non, loin de là même semblerait-il, mais puisque seules trois fauteuils ont été réservés, je crains déjà que l’idée de passer les quatre prochaines heures seul à nous attendre ne finisse d’achever le peu de bonhomie de mon chauffeur.
« Mesdames je vous prie de m’accorder un instant pour régler un détail d’importance. » Une révérence, un autre de ces sourires niais, puis je me tourne vers l’homme en question pour lui glisser quelques livres dans la main. « Il y a là de quoi tuer le temps comme bon vous semble. Je m’en voudrais d’apprendre que vous avez passé la soirée ici, qu’il fasse beau ou non, à fixer les étoiles des heures durant. Je me doute que vous avez eu des consignes mais puisque je vous fourni l’argent pour y désobéir ce n’est pas moi qui vais aller le crier sur les toits. Profitez de votre soirée, soyez là à l’heure et tout ira bien. » Il reste un instant silencieux, le regard rivé à ce que je lui ai donné puis, à ma grande surprise et à mon grand soulagement, voilà son visage qui s’illumine d’un sourire enchanté. « Je pense qu’on peut en effet faire les choses comme cela Monsieur. » A la bonne heure !

C’est en lui présentant mon bras que je conduis mon Eden à l’entrée de l’opéra, sa chaperonne nous suivant de près.
« Notre balcon est à l’étage et… pardonnez-moi, c’est parfaitement ridicule. Tout ceci est ridicule. Voilà qu’apes tout ce que nous avons déjà traversé vous et moi, je me mets à bégayer et me perdre dans des banalités qui ne vous font pas honneur. Le pire dans tout ceci c’est que vous allez finir par croire qu’aujourd’hui comme nous vivons enfin les choses comme le code étouffant du soi-disant bon sens l’impose, aujourd’hui ma vision dans choses a changé. Il n’en est rien, je vous l’assure Eden ! Je ne supporterais pas de vous laisser imaginer que je puisse soudainement changer du tout au tout simplement parce que tout Londres ou presque sait désormais que vous avez… enfin vous devez bien vous douter que, quoi que je doute toujours d’être une compagnie facile à vivre et de faire un jour un bon époux, toutes les demoiselles présentes ce soir vont vous fusiller du regard. Pour mes beaux yeux prétendront-elles, pour la fortune de mon père en vérité assurément. C’est probablement ce qui me rend nerveux. Je crains que m’afficher simplement heureux à votre bras n’envenime les choses. Je m’en voudrais terriblement si les messes basses de ces jeunes mégères venaient à vous blesser de quelques façons que ce soit. »  Et en voilà précisément une, de ces jeunes mégères, qui s’approche comme nous arrivons à l’escalier qui mène aux balcons, au bras de sa mère. Elle prend la peine, évidement, de masquer rapidement sa moue de dédain mais j’ai bien trop l’habitude de leurs faux semblants et de leurs manèges pour ne pas le remarquer.

Je prends les devants, m’imaginant naïvement que je pourrais ainsi écourter la conversation. Après les courbettes d’usages et avoir enfilé ce masque souriant que je hais tant mais qui sied au beau monde, je fais les présentations.
« Mrs Dereham, Miss Dereham, laissez-moi vous présenter… » « Miss Snow sans nul doute. Votre nom est sur toutes les lèvres dans tout salon qui se respecte ma chère. » Mon masque se fissure le temps de fermer les yeux une fraction de seconde espérant qu’en les rouvrant, les deux harpies auront disparues. Il n’en est rien bien entendu.






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